Collectif Soutenons Le Mur

Archive Collectif Le Mur – Psychanalyse à l'épreuve de l'autisme – Sophie Robert

Ce document juridique de l’affaire du film « Le Mur » réalisé par Sophie Robert inclue :

  • L’assignation à fin de rétractation d’ordonnance

Dans ces documents, Benoît Titran, avocat au Barreau de Lille, défendant Sophie Robert donne assignation à Esthela Solano Suarez, Eric Laurent et Alexandre Stevens à comparaître devant le président du Tribunal de Grande Instance de Lille, statuant en référé, le 15 novembre 2011 à 14h.

Vous pouvez télécharger le document ici sur notre site.

Ce document a été téléchargé le 16 décembre 2011 depuis le site d’autisme infantile : http://autismeinfantile.com/wp-content/uploads/LAffaireLeMurVSLesPsychanalystes-02.pdf

admin On décembre - 16 - 2011

2 Responses so far.

  1. jacques dit :

    Le document est très intéressant:
    *Il fait notamment allusion aux « usages » en cours. Les usages seraient-ils donc un argument de droit en toute rigueur? Ne s’agirait-il pas ici pour la réalisatrice et la production de se mettre à l’abri derrière les habitudes supposées d’une corporation appelée ainsi à la rescousse?
    *Par ailleurs, soixante heures de rushes ont été tournées.Or il n’en reste que deux et demie soit 2% (élimination de 98%),ce qui démontre, à l’encontre même des thèses de l’avocat et de sa cliente, quelle sélection drastique a été opérée. En particulier, le résultat final laisse entendre que les interviewés présentent leur pratique psychanalytique comme la seule envisageable selon eux, et ne laisse aucune place au fait que ces praticiens interviennent en général dans un contexte où leur pratique n’est pas la seule appliquée au traitement des patients. Par exemple, comment croire que le fait d’éventuellement sommeiller en présence du patient serait la seule pratique et l’intervention de ce seuil praticien utilisée pour le traitement de ce patient. Ce serait en effet ridicule et coupable si ce n’était fait dans un contexte de traitement pluridisciplinaire: le fait d’écouter psychanalytiquement un patient, en sommeillant par moments plus ou moins longs, n’implique nullement que les méthodes éducatives et d’accompagnement soient proscrites. Par contre une telle affirmation fait son petit effet de scandale, image forte et définitivement enracinée chez le spectateur du film. Or ce qui apparait ainsi dans le film est bien différent de ce que montrerait une version plus complète d’étude de la question, qui montrerait qu’il n’en est rien.
    *Autre chose: le film a été proposé à la télévision en son état actuel, c’est-à-dire sans les deux autres parties, alors que les interviewés avaient été avertis d’un film en trois parties. Seule la deuxième partie, avec ses défauts et qualités éventuels, a été proposée à diffusion, sans attendre que le tout soit terminé. Cette deuxième partie est nommée « première partie » par l’avocat de la documentariste, ce qui établit une confusion entre la place logique et annoncée de cette partie dans la structure du documentaire complet tel que le projet en a été présenté aux interviewés, et sa réalisation de fait (fait accompli), en tant que le montage de cette deuxième a été réalisé en premier. L’avocat essaierait-il ainsi de brouiller les cartes et de faire oublier le procédé de publication, qui a été en quelque sorte de présenter une partie n°2 comme un reportage complet?
    *Secret des sources. Le défenseur de Sophie Robert à la fois 1)affirme que les personnes ayant répondu favorablement à la proposition de figurer dans le reportage ne peuvent plus ensuite se rétracter, et 2)affirme dans sa même requête que ceux qui ont été coupés doivent bénéficier de la non-publication de leurs propos. Si cette deuxième vision doit entrainer la décision d’un tribunal, ce serait de faire droit à ceux qui s’estiment lésés du fait de la diffusion de leurs interviews. Conformément à cette logique, qui n’est que prétendument celle de la protection des sources, derrière laquelle s’abrite la documentariste, les psychanalystes plaignants obtiendraient tout simplement qu’en tant que sources ils disparaissent du documentaire, qui se trouverait d’ailleurs ainsi réduit à quelques minutes de peu de sens -et éventuellement de peu de contresens. Sans qu’il soit alors besoin d’interdiction, libre à Madame Robert de choisir de publier ou pas le petit rien de quelques minutes qui en résulterait.

    • admin dit :

      Il ne faut pas oublier que Madame Sophie Robert travaille sur une série de documentaire et qu’il est d’usage de ne pas utiliser tout le matériel surtout s’il est redondant. Faire saisir les rushes en revanche est contraire à tout usage démocratique.

      Je vous informe que je crois vous avoir donné amplement la possibilité d’exprimer vos points de vue ici et que vu la longueur de vos commentaires, je n’accepterais plus de commentaire sur cette page venant de vous.
      L’administrateur

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