Collectif Soutenons Le Mur

Archive Collectif Le Mur – Psychanalyse à l'épreuve de l'autisme – Sophie Robert

Aujourd’hui samedi 21 janvier 2012, Magali Pignard, membre du « Collectif Soutenons Le Mur et Défendons les Droits de la Personne Autiste en France » a interpelé Christel Prado, présidente de l’UNAPEI, par e-mail, suite au communiqué dans lequel l’UNAPEI demande le retrait de la proposition de loi de Daniel Fasquelle.

Christel Prado a autorisé la publication de sa réponse : « Si vous pensez que c’est utile pour les familles. Bien entendu. En entier, s’il vous plait ».

Cependant cette réponse appelle à un commentaire. L’UNAPEI en insistant sur le libre choix des familles oublie que le débat central préalable doit être l’interdiction du packing et de la psychanalyse dans l’autisme. Comment demander aux familles de choisir, lorsque les alternatives sont peu déployées et non-soutenues par l’État ?

Clarification de l’UNAPEI

Envoyée par Christel Prado, présidente de l’UNAPEI le Samedi 21 janvier 2012 à 15h32 :

« Bonjour et merci d’avoir pris le temps de vous adresser a moi.
Il n’est nullement question dans le communique de presse de l’Unapei d’encourager la psychanalyse. Il n’est d’ailleurs nulle part question du packing. Il est question du libre choix des familles. Aujourd’hui, nous nous mobilisons tous pour dire que les méthodes éducatives structurées apportent de meilleurs résultats que d’autres approches. C’est aux familles de choisir et notre devoir est de les conseiller pour qu’elles n’acceptent jamais quelque chose qui puisse nuire a leur dignité ou a celle de leur enfant.
C’est simplement de cela dont il est question.
Et le jour ou la recherche aura avance, ou les prises en charges éducatives auront été précoces et ou nous serons en mesure d’affiner nos réponses pour accompagner encore mieux les personnes autistes, nous nous réjouirons ensemble de cette victoire.

Bien sincèrement,

Christel Prado »

admin On janvier - 21 - 2012

4 Responses so far.

  1. SAVET Marie-Françoise dit :

    Le libre choix des familles n’est pas remis en cause dans la proposition de loi de M. Daniel FASQUELLE : elles pourront toujours choisir d’aller voir un psychanalyste comme elles peuvent choisir d’aller voir un guérisseur ou un magnétiseur. Actuellement seules les séances chez un psychiatre sont remboursées par la sécurité sociales qu’il s’agisse de psychanalyse ou non. Les familles qui consultent des psychanalystes non médecins ne sont pas concernées par ce projet de loi.

    Mme AMY présidente de la CIPPA écrit : « Je suis psychanalyste et le revendique haut et fort car j’ai la conviction que d’une façon, certes empirique mais certaine, les psychanalystes formés à l’approche de l’autisme, ont observé et mis à jour des difficultés psychiques, corporelles et mentales qui pénalisent fortement les compétences cognitives des personnes autistes. »
    Vous remarquerez le mot empirique qui veut dire qu’elle n’a aucune preuve à apporter pour justifier sa conviction que la psychanalyse est nécessaire et utile aux personnes autistes/TED.

    La déclaration de Mme Prado, au nom de l’UNAPEI,tendrait à montrer qu’elle n’a pas connaissance des recommandations de la HAS.

    • admin dit :

      Encore faut-il que les psychanalystes ne se cachent pas derrière d’autres étiquettes professionnelles (psychologue, psychiatre, psychomotricien, etc).

  2. Enio dit :

    http://sw1ngc.wordpress.com/2011/09/20/exclusivite-liste-des-politiques-corrompus-par-les-lobbys-pharmaceutiques/

    Ceci est un fait :
    Daniel FASQUELLE député Pas-de-Calais et UMP, figure clairement sur la liste des élus financés par les lobbys pharmaceutiques.
    Ce fait n’est pas anodin.

    Que la position de Monsieur Fasquelle soit aussi celle de parents et de professionnels concernés par l’autisme, c’est un fait.

    Il vaudrait mieux que ces faits n’excluent pas la préoccupation de penser le lien entre :
    - le fait de la proposition de loi visant à interdire etc.
    - et le fait de la collusion d’intérêt de son auteur avec les affaires financières bio-médico-pharmaceutiques.

    Lorsqu’on est pris dans la tourmente de l’autisme, si la difficulté de voir la portée de ce lien est compréhensible, il n’en demeure pas moins qu’il est également compréhensible que citoyens et Institutions se préoccupent de raison gardée, pour ce qui est de légiférer.
    Une loi concerne une société dans son ensemble, et n’est pas isolée de l’ensemble législatif.

    Heureusement que ce qui serait une interdiction de la psychanalyse n’est pas intriquée avec l’obligation de recourir à tel ou tel boîte à outils.
    Parce qu’un jour, alors, des parents se verraient assignés au Tribunal, sous le chef d’accusation de mal traitance de leur enfant, pour avoir, d’une part, parlé à un psychanalyste, et d’autre part, pour n’avoir pas suivi les préconisations des méthodes qui seraient à ce moment-là la norme en vigueur.

    Pour ce qui est de l’opposition à ce projet de loi, il ne faudrait pas confondre, soutient/défense de la psychanalyse (quoi qu’on en pense), et qu’est-ce que cela signifie de commettre une telle législation. En ce sens, l’Unapei fait oeuvre de salut publique, à mon sens, elle assume une position honorable, pour ce qui est de l’ensemble de notre société, et y compris « pour ce qui est de l’autisme ».

    Il est dommage, et frappant, et compréhensible aussi, dans le contexte sociétal et historique qui est le nôtre, que des parents éprouvent un sentiment de trahison, cependant, il est toujours possible de concevoir qu’un peu de recul sur les tenants et les aboutissants d’une position et d’un projet de loi, apporte une meilleur compréhension de ce qui se passe.

  3. Michel Maud dit :

    En tant que maman engagée, je souhaite simplement dire que tant que nous resterons dans ce clivage Méthodes psycho-éducatives (approche cognitivo comportementaliste) versus Psychanalyse:
    nous n’y arriverons pas!
    Je fais appel au bon sens :
    Au détriment de qui nous tergiversons ? A cette question il faut répondre.
    En attendant que personne ne se mette d’accord ! qui sont les personnes qui souffrent et qu’on n’entend pas ?
    On parle de laisser les parents choisir ce qui leur convient en matière de prise en charge pour leur enfant, certes c’est vrai et nous devons avoir le DROIT de choisir ! mais ce DROIT pour qu’il s’exerce encore faut il avoir l’information disponible et en libre circulation.
    LA DESINFORMATION organisée par les médecins, les structures institutionnelles et les administrations en sont les principaux acteurs. Alors je pose la question, est ce que les parents sont pris en otage ?
    100 000 enfants aujourd’hui dont 5 à 6000 naissances en plus chaque année en France. Plus de 600 000 familles concernées.
    Beaucoup se battent avec ferveur, beaucoup se battent constamment depuis des années, beaucoup on arrêté parce que ce combat est tout simplement inhumain quand on connait la réalité du monde de l’autisme.
    Tant que chacun portera son propre intérêt au détriment de l’intérêt général, nous n’avancerons pas et nous colmaterons simplement des brèches.
    Que voulons-nous exactement ?
    1. Une prise en charge 100% par la sécurité sociale ?
    2. Le droit de scolariser nos enfants librement sans avoir à entamer un parcours du combattant ?
    3. Avoir le droit d’obtenir une allocation AEEH ou PCH correspondant au projet de vie de notre enfant ?
    4. Se faire entendre par les médecins ?
    5. Ne pas avoir l’hantise de se dire que notre enfant va devoir changer de structure parce qu’il faut qu’il laisse sa place à d’autres ?
    6. Savoir ce que vont devenir nos enfants quand nous partirons de ce monde ?
    Toutes ces questions aujourd’hui, on peut y répondre en ayant travaillé sur une réforme qui permet avec un budget donné de savoir comment on peut développer des solutions avec des outils existants.
    Ces outils, ils existent et fonctionnent dans d’autres pays. Jusqu’à aujourd’hui on restait sourd et ce au plus haut niveau décisionnel. Pourquoi, parce qu’il faut protéger les intérêts de ceux qui détiennent les financements pour des solutions certes mais qui laissent sur le carreau d’autres (certes c’est mieux que rien) ou pire encore protéger les intérêts de ceux qui envoient en masse nos enfants dans le néant. Par positionnement, on ne veut pas s’ouvrir l’esprit et on réfute des preuves tangibles sur le plan scientifique. Alors que faisons-nous de notre égo… nous le mettons en avant au détriment de nos enfants ou nous le mettons de coté et nous nous mettons tous à écouter, ne plus juger et surtout développer notre empathie pour aider nos petits.

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