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Archive Collectif Le Mur – Psychanalyse à l'épreuve de l'autisme – Sophie Robert

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Internet a décidément une mémoire bien longue…

Des parents ont exhumé une conférence de l’Université de tous les savoirs donnée le 15 janvier 2004 par Bernard Golse. Cette vidéo sans montage éclaire le discours de Bernard Golse, « pape » de la neuro-psychanalyse française, et vient en complément de la vidéo apparue Rutube montrant la pratique de ce discours.

Cette extrait démontre bien que derrière la façade de la modernité (prise en compte de la génétique et des pistes écologiques), le discours neuro-psychanalytique continue de défendre l’idée que ce sont les relations (notamment les relations parentales) qui sont bien à l’origine de l’expression de l’autisme de l’enfant.

Or, il convient de rappeler que cette approche est très différente de la vision internationale de l’autisme, qui le considère comme un trouble neuro-developemental à composante génétique.

Bernard Golse y explique alors que l’autisme ne touche que 1-5 enfants pour 10.000 naissances et que « cela dépend de la façon dont on le comptabilise. Depuis qu’on l’on a le DSM III on a l’impression d’avoir une épidémie d’autisme, c’est peu probable ».

Il distingue notamment des facteurs primaires, « facteurs de risques », de facteurs secondaires relationnels, « facteurs de déclenchement et de  fixation » qui fixeraient l’autisme.

Il déclare: « L’autisme nous apprend énormément sur la mise en place de la vie psychique. […] L’autisme ne doit pas être considéré comme quelque chose qui tombe du ciel. Un jour le bébé ne se réveille pas autiste. Il y a quelque chose là aussi qui se co-construit dans les intéractions précoces, quelque chose qui s’infléchit de mauvaise manière très trop. […] Ce que l’on voit avec les enfants autistes, c’est que bien sûr il y a de la génétique là dedans, mais que la génétique c’est pas le destin dans l’espèce humaine, c’est pas une fatalité. La génétique nous explique de mieux en mieux ce que c’est que la vulnérabilité. Mais quand on est vulnérable, quand on est plus exposé qu’un autre à développer un autisme infantile, par exemple, il n’est pas encore sûr qu’on le développera. Tout va dépendre des rencontres, que l’on fait ou que l’on ne fait pas. »

 

Voir la vidéo de la conférence de 2004 – passage « L’enfant » – Timecode: 40’39 »

 

 

 

 

 

admin On février - 11 - 2012
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