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Archive Collectif Le Mur – Psychanalyse à l'épreuve de l'autisme – Sophie Robert

Bernard Golse, chef de service de pédopsychiatrie à l’Hôpital Necker de Paris, était l’invité le 14 février 2012 du magazine de la Santé sur France 5, faisant suite aux fuites sur le rapport de la HAS dans le quotidien Libération.

Bernard Golse, grand partisan de l’approche intégrative, a bien sûr en préambule refusé d’opposer psychanalyse et comportementalisme. « Il ne faut pas les opposer explique-t-il.

Selon lui, la définition sur laquelle « tout le monde est à pu près d’accord pour une définition qui serait de dire  que l’enfant autiste a dû mal à ressentir que l’autre existe et qu’un autre est différent de soi [...] La prise en compte de l’autre est difficile. »
Pour autant, cette définition ne correspond pas aux pratiques internationales.

De plus, plus tard dans l’émission il affine son propos en déclarant « Être autiste est très angoissant et sortir de l’autisme aussi  [...] Sortir de l’autisme c’est aller à la rencontre du monde des objets, de l’environnement, des personnes qui sont autour, ça peut être un grave danger, ressenti comme un grave danger ». Ces propos sous-entendent qu’il serait possible de sortir de l’autisme, et donc, d’une part, que l’autisme se soigne, et d’autre part, cela revient à nier l’hypothèse neuro-biologique qui confirme l’existence d’un cerveau fonctionnant différemment chez les autistes.

Plus grave, Bernard Golse affirme que « rien n’est validé » dans la prise en charge de l’autisme. « Y a des choses en cours de validation, mais rien n’est validé et pas plus la méthode ABA que d’autres » dit-il. Cependant, c’est oublier les nombreuses études  publiées démontrant les bénéfices de l’intervention précoce.

Il semble vouloir continuer sa méthode même si elle devient non-recommendée par la HAS : « D’abord non recommandé cela ne veut pas dire interdit » et se retranche derrière le « non-consensuel ».

Selon lui, « on est dans une année terrible de haute tension ».

Concernant la scolarisation, il affirme que l’enfant doit aller à l’école et que l’Etat a failli. Il oublie pour autant de parler des enfants non-scolarisés en hôpitaux de jour, par exemple, situation qu’il ne peut ne pas connaître. Il résume l’école à un lieu de garage quand il dit : « Il faut qu’il soit quelque part dans un lieu où les parents aient confiance ».

En conclusion, Bernard Golse a essayé de se faire passer pour une personne raisonnable ouvert à toutes approches et subissant des pressions. En réalité, Il fait croire que en France il y a de la place pour chaque approche, alors que dans la réalité seule la thérapie psychanalytique est reconnue, financée par l’État et a un quasi-monopôle sur l’enseignement universitaire et la pratique hospitalière.

Si pression il y a, elles sont du coté des professionnels comme Bernard Golse qui tentent de faire changer, à 2 semaines de sa sortie, des recommandations préparées dans la douleur depuis des mois. Ces mêmes professionnels défendent le packing et l’utilisation des hôpitaux de jour.

De l’aveu même de Bernard Golse, « les instances professionnelles, qui auront dû mal à les [les recommandations de la HAS ] signer sous cette forme là ».

admin On février - 14 - 2012

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