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Archive Collectif Le Mur – Psychanalyse à l'épreuve de l'autisme – Sophie Robert

Le webjournal Rue 89 a publié le 25 février 2012 une tribune de Sophie Robert, la réalisatrice du documentaire « Le Mur », censurée par la justice, dans laquelle elle revient sur la théorie psychanalytique du « dragon maternel ».

Sophie Robert estime ainsi qu’ »un débat de fond sur le contenu des théories psychanalytiques est pourtant plus que jamais nécessaire » et que « les psychanalystes adoptent une stratégie de victimisation, accusant le fauteur de trouble de fascisme, d’antisémitisme, voire de scientologie, pour se parer des vertus de l’humanisme outragé ».

D’ailleurs, pour s’en convaincre, il suffit de lire les propos de Bernard Golse ou de Pierre Delion à l’occasion des manifestations contre le packing et des fuites sur les futures recommendations de la Haute Autorité de Santé.

Concernant la vision psychanalytique de l’autisme, Sophie Robert explique : « Les psychanalystes parlent de « folie à deux ». Cette relation primordiale, parfois appelée fusion incestueuse, sous-tend l’idée d’une animalité en opposition à l’humain, une relation hors normes, dans laquelle le père doit venir mettre de l’ordre, afin que conscience et langage puissent advenir. » Elle insiste sur le fait que « malgré près de trente ans de recherches en génétique et neurobiologie, les psychanalystes persistent à considérer l’autisme comme une psychose ».

Elle rappelle l’influence de Jacques Lacan sur cette théorie délirante : « Jacques Lacan, le plus célèbre des psychanalystes français, a été le promoteur de l’idée de mère psychogène avec le concept d’aliénation maternelle : une personne psychotique – un aliéné – est supposé avoir été aliéné à une mère fusionnante, incapable de le laisser s’autonomiser pour ne pas se séparer de son phallus providentiel. »

Elle détaille ainsi la vision psychanalytique du rôle de la dépression maternelle: « La dépression maternelle, si souvent invoquée dans l’autisme, est supposée liée à ce vœu de mort exprimé par la mère ; ou bien refléter la crainte d’une perte de l’enfant-phallus. Le sous-entendu est permanent : un enfant livré à sa mère c’est la catastrophe. La mère serait « dragonne » par essence, de par son sexe manqué, absent, et un penchant féminin naturel à l’absence de limites, tandis qu’il n’y aurait de loi et d’ordre que phalliques. »

Sophie Robert rappelle que le débat est rendu nécessaire du fait de ses conséquences sanitaires et que ce débat s’est déjà tenu partout dans le monde, sauf en France.

« Si les psychanalystes se contentaient de recevoir en cabinet une clientèle privée de névrosés adultes, ces croyances, aussi sexistes soient-elles, n’auraient pas de conséquences aussi graves. Mais ils exercent en tant que psychiatres et psychologues dans des institutions psychiatriques où ce qui doit primer c’est le soin apporté au patient au meilleur d’une connaissance scientifique actualisée. »

En conclusion, Sophie Robert pose la question suivante : « Pourquoi, en France, est-il impossible de débattre simplement, objectivement, du contenu des thèses psychanalytiques ?  »

Notre réponse : C’est certainement la preuve d’une pseudo-science voire d’une conduite sectaire.

Lire la tribune de Sophie Robert publiée par Rue89

 

 

 

admin On février - 25 - 2012

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