Collectif Soutenons Le Mur

Archive Collectif Le Mur – Psychanalyse à l'épreuve de l'autisme – Sophie Robert

Voici une copie du communiqué que nous a transmis le Collectif Autisme regroupant les plus grandes associations du monde de l’autisme en France en réaction  aux recommandations de la HAS et de l’ANESM sorties le 08 mars 201 :

Le Collectif Autisme note que seules sont recommandées par la HAS dans le cadre de l’accompagnement des personnes autistes les approches éducatives ayant fait la preuve de leur efficacité

Le Collectif Autisme, qui représente aujourd’hui la grande majorité des familles de personnes autistes en France, a pris connaissance du document de la HAS qui définit les interventions recommandées pour les enfants et adolescents autistes.

Il note que seules sont recommandées les différentes approches éducatives qui ont fait la preuve de leur efficacité comme le montre la littérature scientifique.

Il regrette que les approches psychanalytiques soient seulement qualifiées de non consensuelles alors qu’aucune étude scientifique ne valide ces pratiques et qu’elles ne correspondent en rien aux besoins des usagers, pourtant un pilier de la construction des recommandations.

Le Collectif autisme note que la HAS est formellement opposée au packing. Les familles veilleront donc à ce que seules les interventions recommandées fassent l’objet du financement public et qu’elles se développent rapidement pour répondre au libre choix des prestations, garanti par la loi de 2002 aux familles.

Le collectif sera particulièrement attentif à ce que des approches dites intégratives, sans aucun contenu, ne servent pas à imposer indirectement la psychanalyse ou la psychothérapie institutionnelle qui ne figurent pas dans les pratiques recommandées.

admin On mars - 8 - 2012

2 Responses so far.

  1. Raymond-Gabriel THERRIEN dit :

    La HAS vient de déclarer la psychanalyse et la psychiatrie institutionnelle non consensuelles.

    Pour les associations, cela veut dire qu’elles sont non recommandables, mais aussi impertinentes pour l’autisme.

    Le verdict est enfin tombé. La place de psychanalyse et de la psychiatrie institutionnelle dans le domaine de l’autisme viennent d’être déclarée comme étant non consensuelles par la HAS. Le packing comme technique hydro-thérapeutique utilisant une momification brève au moyen de linges humidifiés a été banni. La momie fait partie du patrimoine égyptien pas du nôtre…Elle ne fera plus partie des approches destinées à l’enfant autiste. Ces approches restent malgré tout privilégiées surtout par les partisans de la psychanalyse. Elles sont considérées impertinentes et même nuisibles dans tous les pays qui sont à jour dans leurs connaissances sur l’autisme. C’est le cas dans bon nombre de pays européens, en Amérique du Nord et même au Québec. Les parents sensibilisés aux approches psycho-éducatives et comportementales ne veulent plus de la psychanalyse. Face à un tel dilemme, il fallait privilégier ces approches alternatives, car leurs résultats sont beaucoup plus probants. C’est ce qui a été déclaré. Sur le plan des résultats thérapeutiques, on doit de nos jours prioriser l’excellence plutôt que la médiocrité, même si cela heurte l’égo des psychanalystes. Il ne s’agit pas d’une malveillance organisée à leur endroit. Qu’on le veuille ou non, la psychanalyse s’est disqualifiée par son discours aberrant sur l’autisme et son assistance inappropriée envers l’enfant autiste et ses parents. Les parents savent très bien qu’ils peuvent trouver beaucoup mieux pour le développement de leur enfant. N’est-ce pas leur rôle de rechercher le meilleur pour leur enfant, soit ce qui est le plus recommandable. Les conceptions psychanalytiques à propos de l’autisme restent à contre-courant de la science et leurs théories demeurent trop biaisées. Enfin, les parents les plus conscientisés sur cette question préfèrent tourner le dos à la psychanalyse, et ce dans l’intérêt de leur enfant. Il y a place pour du soutien clinique dans le cas de l’autisme, mais pas de style psychanalytique. D’autres formes de psychothérapies plus contemporaines sont disponibles et sont en mesure d’offrir un soutien plus approprié (non dogmatique), pour les gens confrontés à toutes formes de difficultés comme l’autisme. Cela se fait déjà et on peut obtenir du soutien d’excellente qualité, en dehors de la psychanalyse. Affirmer le contraire relève du dogmatisme en plus d’être de la pure désinformation.

    La position de la HAS à l’effet de privilégier clairement l’utilisation des approches psycho-éducatives et comportementales auprès des enfants autistes est un tournant majeur fort positif. Cependant, son attitude mitigée face à l’approche psychanalytique et la psychiatrie institutionnelle ne sera pas sans conséquence. Déclarer la psychanalyse non consensuelle plutôt qu’impertinente, face à l’autisme conduira à une nouvelle impasse. La seule utilité de cette position est d’être politiquement correcte. On veut ainsi surtout éviter de désavouer les psychanalystes tout en cherchant à maintenir pour eux un rôle déterminant dans les soins et services destinés à l’enfant autiste et à ses parents. En déclarant la psychanalyse uniquement non consensuelle, cela implique du même coup, la possibilité de déléguer encore aux psychanalystes la dispensation des soins cliniques et des autres services dans le domaine de l’autisme. Cette stratégie politiquement correcte est problématique. C’est bien connu, la psychanalyse malgré ses dires, ne peut guère cohabiter harmonieusement avec des approches alternatives qu’elle réprouve. Son dogmatisme la rend trop dominante et conflictuelle dans ses rapports avec ses partenaires des approches alternatives. Son idée de vouloir rester le maître d’œuvre avec sa nouvelle approche dite intégrative équivaut à lui donner le feu vert pour imposer la psychanalyse sous une forme légèrement remodelée, et cela se ferait au détriment des approches alternatives. Dans le meilleur des cas, ce remodelage psychanalytique, empreint de maquillage, va certainement servir à garder celles-ci sous son contrôle et à poursuivre l’utilisation d’une psychanalyse dite allégée dans le domaine de l’autisme. Trop souvent, le psychanalyste ne peut faire autrement qu’exercer son emprise dogmatique sur les sujets qui sont sous son autorité, et ce même s’il déclare le contraire. Il est indispensable que les approches alternatives ne soient pas mises sous le contrôle des psychanalystes et que les parents puissent bénéficier d’une vraie approche de psychothérapie de soutien de style contemporain, plutôt que psychanalytique. Réinvestir dans la gueule du loup en déléguant le contrôle des soins et services aux psychanalystes est à proscrire. Cela aurait pour effet de compromettre le libre choix des parents en matière de soutien clinique approprié et d’accès aux approches alternatives, en raison de la présence d’un encadrement psychanalytique. Cela serait nuisible à l’avancement des approches alternatives. Les parents peuvent avoir besoin d’un soutien clinique, mais pas du tout de style psychanalytique. De telles conditions d’encadrement psychanalytique seraient nocives pour l’enfant autiste et ses parents.

    Laisser le contrôle des soins et des services, dans les mains des psychanalystes ne fera que relancer la polémique. Dans ces conditions, il ne faudra pas s’étonner si certaines associations de parents se sentent trahies et s’opposent durement à ce marchandage pro-psychanalytique. Face à cela, des associations choisiront sûrement de mieux s’organiser, du moins pour un bout, afin d’offrir aux enfants autistes des services visant à maximiser leur développement et leur adaptation sociale. D’ailleurs, cela se fait déjà. Il ne faut pas se surprendre de voir apparaître également une campagne de sensibilisation de longue haleine sur l’autisme menée par les milieux associatifs. Elles en sont capables et leur compétence pour relever un tel défi ne fait aucun doute. C’est d’ailleurs déjà commencé. En plus de favoriser le dépistage, les associations vont déconseiller ouvertement aux parents d’enfants autistes d’avoir recours à la psychanalyse. Dans une ce contexte, il faudra s’attendre également à une multiplication des plaintes et des recours de certains parents pour écarter les psychanalystes de la prise en charge autistique, afin de réclamer ce qui est le plus approprié pour leur enfant autiste. Le libre choix des parents pour obtenir les services les plus appropriés pour leur enfant ne pourra être nié bien longtemps. C’est une question de temps et de droit. Toute plainte des parents pourra être appuyée par des associations et des spécialistes, du côté des nouvelles approches contemporaines. Ces groupes sont très articulés et ont tout ce qu’il faut pour appuyer la légitimité de leurs requêtes. Les psychanalystes ne pourront en faire autant sauf de déclarer le contraire, mais sans preuve convaincante, sur la prétendue supériorité de leur approche. Les parents sont résolus à se battre pour offrir un meilleur avenir à leur enfant autiste, tandis que les psychanalystes ne cherchent qu’à imposer, envers et contre tous, leur approche inappropriée et leurs théories aberrantes. Ce sont les psychanalystes qui sont appelés à perdre ce combat. Ils ne l’ont pas encore compris et ces pauvres souffrent beaucoup d’être mal aimés. Faudrait-il leur offrir un débriefing psychologique pour les aider à surmonter l’épreuve d’être rejeté ? Se passer de la psychanalyse est non seulement possible en France, mais elle est devenue souhaitable, dans le domaine del’autisme. Les parents d’enfants autistes et la science en ont décidé ainsi en ce début du 21ième siècle !

    Il y a une règle fondamentale d’ordre scientifique à propos des approches psychothérapeutiques. L’utilisation d’une approche psychothérapeutique est appropriée seulement si elle est adaptée à la problématique et aux besoins de la clientèle pour laquelle elle est destinée. Une approche psychothérapeutique peut être considérée valide seulement si on peut obtenir grâce à elle des résultats probants qui soient mesurables. La psychanalyse se présente comme étrangère à ce principe et à ces normes.

    En conséquence, ce sont les approches psycho-éducatives et comportementales qui sont à privilégier auprès de l’enfant autiste et la psychothérapie de soutien, non psychanalytique, lorsque les parents en ressentent le besoin. N’en déplaise aux psychanalystes. Ne pas l’accepter expose beaucoup plus les psychanalystes à des manifestations de rejet et à des plaintes, le cas échéant.

    Raymond-Gabriel THERRIEN
    Psychologue clinicien
    Association Psytroma
    Chroniqueur libre en santé mentale

  2. Raymond-Gabriel THERRIEN dit :

    Une approche de psychothérapie de soutien face à l’Autisme au 21ième siècle
    Définition et composantes de cette approche

    La polémique qui a cours à propos des relations entre la psychanalyse et l’autisme amène du questionnement. Quel type de prise en charge clinique devrait-on privilégier de nos jours, dans le domaine de l’autisme, surtout auprès des parents. La croyance dogmatique selon laquelle qu’en dehors de la psychanalyse, il n’y a point de salut a tout simplement été mise de côté. Répondre à cette question mérite réflexion et le recours à de la documentation est nécessaire. Dans cet article, une orientation est précisée de même que les composantes d’une prise en charge psychothérapeutique, adaptée aux réalités de cette problématique. Voici une présentation de cette approche contemporaine face à l’autisme.

    Bases de l’approche: S’inspire des données scientifiques et de la mise à profit des grands courants médicaux et psychothérapeutiques pour le bénéfice de l’enfant autiste et de ses parents. Elle considère l’autisme comme un trouble neurobiologique ayant un fondement surtout génétique avec de possibles autres causes bio-environnementales. Tout a priori voulant expliquer l’autisme par des défaillances surtout chez la mère est exclu des bases de l’approche. L’autisme peut être à la fois une force et un handicap. Dans ce modèle, le diagnostic est posé après observation et analyse rigoureuse des difficultés d’un enfant. Ce diagnostic est posé à l’aide des critères officiels établis par le CIM et le DSM; sans aucun recours à une grille psychanalytique. Une évaluation psychologique poussée de l’enfant permet d’établir un inventaire précis de ses compétences et de ses lacunes sur le plan de son développement ou de son fonctionnement. Cette évaluation psychologique multifonctionnelle sert de base à l’élaboration d’un plan d’intervention adaptée aux besoins de l’enfant. Ce premier travail s’accomplit avec le concours des seuls spécialistes pertinents face à l’autisme soit le médecin généraliste, le pédiatre, le psychiatre et le psychologue. La réalisation du plan de prise en charge nécessite l’apport non seulement des spécialistes déjà cités, mais aussi de l’orthophoniste, du psychomotricien, de l’ergothérapeute, de l’éducateur spécialisé et de l’assistante sociale. La psychanalyse n’est pas utilisée pour le diagnostic et la prise en charge clinique au sein de cette approche de l’autisme. En effet, elle est trop à contre-courant de la science et son approche est mal adaptée à cette problématique.

    Descriptif de l’approche: Aider et soutenir les parents à surmonter le choc du diagnostic. Faire place au malaise d’avoir eu un enfant anormal et permettre une intégration du deuil d’avoir voulu un enfant parfait. Encourager les manifestations d’attachement envers leur enfant autiste et leur faire comprendre qu’il est possible de lui offrir un avenir convenable. Les assurer de notre appui pour qu’il en soit ainsi, grâce à de l’assistance appropriée. Prendre en considération l’historique de l’enfant depuis sa naissance et des conditions d’accueil qui lui sont offertes dans son milieu familial. Prendre en compte le vécu de détresse des parents face à leur enfant et les aider à décoder leurs difficultés. Normaliser le vécu émotionnel et les réactions (sauf le dysfonctionnel) des parents tout en les aidant à les dépasser. Procéder au bilan des difficultés multiples posé par l’enfant y compris celles de nature relationnelle soit avec ses parents, mais aussi au sein de sa famille ou avec le monde extérieur. Faire également un bilan des stratégies et des efforts mis en place par les parents ou faites à leur demande pour remédier aux difficultés présentées par l’enfant. Dispenser une sensibilisation objective aux parents afin de démystifier les croyances inexactes et de faciliter chez eux la bonne compréhension des troubles du sceptre autistique. Présenter aux parents un plan de prise en charge adapté aux besoins de leur enfant. Porter attention à leur questionnement et à leurs inquiétudes légitimes, en leur apportant des réponses justes et honnêtes. Susciter l’adhésion des parents au plan de prise en charge et encourager leur mobilisation et leur participation à celui-ci. Mettre à profit sa propre compétence clinique dans la réalisation de ce plan pour remédier aux difficultés de l’enfant et celles des parents. Soutenir les parents dans leurs démarches pour rendre accessibles les approches psycho-éducatives et comportementales requises pour favoriser le développement et l’adaptation sociale de leur enfant. Briser l’isolement chez les parents. Les encourager à participer à un groupe de parole pour bénéficier de la solidarité et de l’entraide des autres parents d’enfant autiste. Être sensible à leur besoin de répit et les instruire pour diminuer, le stress, l’anxiété et l’épuisement. Poursuivre le soutien auprès des parents en portant intérêt à leur vécu et à leurs difficultés au cours du processus de prise en charge. Mettre en lumière les progrès de leur enfant et renforcer les acquis qui sont rapportés. Demeurer en lien avec les autres partenaires de la prise en charge pour remédier aux difficultés de l’enfant ou de leurs parents. Renforcer les parents dans leur rôle de premier responsable de l’éducation et de l’avenir de leur enfant. Soutenir les efforts des parents pour scolariser et intégrer leur enfant à l’école quand il sera prêt. Renforcer la compétence des parents et leurs bons efforts dans le processus d’évolution de leur enfant.

    Avantages de cette approche: Elle n’est pas dogmatique et ne s’appuie pas sur des théories aberrantes et les Saintes Écritures psychanalytiques. Elle reconnaît les données de la science. Elle n’est pas en rivalité avec les approches alternatives centrées sur le développement et l’adaptation sociale de l’enfant autiste. Elle n’est que complémentaire. En fait, elle encourage leur utilisation en autant que cela se fasse de façon appropriée. Elle met à profit différents modèles psychothérapeutiques pour offrir une approche humanisante et pragmatique. Elle comprend bien la problématique de l’autisme; elle cherche à répondre aux besoins de l’enfant autiste tout en supportant les parents, afin de lui offrir un meilleur avenir. Elle ne discrédite pas les parents tout en les amenant à se mobiliser efficacement pour limiter les problèmes de développement et d’adaptation de leur enfant. Elle sensibilise les parents et outillent ceux-ci pour augmenter leur compétence parentale. Elle apporte support et conseils selon l’évolution de la situation et se fait disponible en cas de crise. Cette approche n’est pas un processus du genre interminable. Cette approche psychothérapeutique est issue des tendances contemporaines. Elle n’est pas centrée sur la guérison, mais sur l’amélioration de l’autonomie et le développement des compétences. Le travail multidisciplinaire demeure présent tout au long du processus, en privilégiant l’entraide et la solidarité entre les partenaires. Le respect et la non-rivalité entre les partenaires de la prise en charge sont valorisés.

    Professionnel approprié : Cette approche relève de la compétence du psychologue et du psychiatre, non psychanalyste. Une compétence et une expérience reconnues en psychothérapie issue des courants contemporains sont essentielles. Le dogmatisme n’a pas sa place de même que les approches trop directives ou non directives. Le rôle du clinicien est très dynamique et très supportant envers les parents, en vue d’atteindre les seuls objectifs fixés. L’interaction avec les parents est encouragée et ceux-ci sont traités comme des partenaires essentiels au développement de leur enfant. Une bonne sensibilisation aux troubles du spectre autiste, comme on dit de plus en plus, est requise. Le clinicien doit être sensibilisé et croire aux nouvelles approches dites psycho-éducatives et comportementales. Il doit bien sûr adhérer aux fondements de cette psychothérapie et à la démarche de soutien clinique et d’accompagnement qu’elle poursuit Il y a suffisamment de psychiatres et de psychologues compétents qui pourraient satisfaire aux exigences de cette approche La psychanalyse ne s’est jamais positionnée en ce sens et est mal adaptée aux exigences de cette forme de psychothérapie, même si ces propos risquent de heurter l’égo des psychanalystes les plus intégristes. Il y va de l’intérêt de l’enfant autiste et non de celui du psychanalyste. Qu’il en soit ainsi !

    Cette approche est dite ouverte et n’exclut en aucun cas le recours à un autre type d’approche psychothérapeutique ou de technique, si elle s’avère nécessaire. Des références sont possibles, le cas échéant. La technique du packing est vue comme impertinente et déconseillée aux parents. Le rôle du clinicien est d’apporter son éclairage aux parents face à tout problème qui se pose ou lorsqu’ils expriment un besoin particulier. Cependant, le choix de recourir à une autre approche ou à une autre technique doit appartenir à ceux-ci. L’expérience de d’autres pays nous indique que ce genre d’approche fonctionne très bien dans le domaine de l’autisme et ce sans recours à la psychanalyse. Il vaut toujours mieux investir dans une approche ayant des objectifs clairs et une démarche adaptée aux résultats que l’on est en droit d’attendre. En fin de compte, les parents peuvent avoir besoin de ce type de soutien clinique et mais leur enfant requiert toujours des méthodes d’intervention psycho-éducative et comportementale, mais pas de la psychanalyse.

    Les méthodes d’intervention psycho-éducative et comportementale pour l’enfant autiste

    Des méthodes d’intervention psycho-éducative et comportementale ont été développées et expérimentées au cours des deux dernières décennies, le tout pour maximiser le développement et l’adaptation chez l’enfant autiste. Les résultats de celles-ci sont très probants, mais bien sûr elles ne guérissent pas l’autisme. Elles sont aussi loin d’être parfaites, mais elles ont le mérite de diminuer considérablement les difficultés de l’enfant autiste et ses retards de développement. Celles-ci se ramènent surtout aux trois suivantes et nous nous contenterons de les définir très brièvement. :

    ABA : L’acronyme signifie Applied Behavior Analysis. (Analyse comportementale appliquée). Cette technique permet d’enseigner à l’enfant comment développer ses capacités d’apprentissage : être attentif, s’exprimer avec le langage et à être expressif, avoir des habiletés pré-académiques et plus d’autonomie personnelle (Courant comportemental).TEACCH¨:L’acronyme signifie Treatment and Education of Autistic and related Communication Handicapped Children (traitement et éducation à la communication fonctionnelle de l’enfant autiste). Favoriser la communication et l’autonomie dans tous les niveaux de fonctionnement de la vie de l’autiste. (Courant éducatif et comportemental).PECS : L’acronyme signifie Picture Exchange Communication System.(système de communication au moyen d’images).Favorise le bien parler et le communiquer adapté. Issu des connaissances approfondies des thérapies du langage et de l’orthophonie.(Courant orthophonique)

    En matière d’autisme, la psychanalyse classique est non seulement non consensuelle, elle est impertinente.

    Affirmer qu’aucune assistance appropriée n’est possible sans la psychanalyse est de la désinformation !

    Raymond-Gabriel THERRIEN
    Psychologue clinicien
    Association Psytroma
    Chroniqueur libre en santé mentale Le 2 mars 2012
    eMail : psytroma@msn.com

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