Collectif Soutenons Le Mur

Archive Collectif Le Mur – Psychanalyse à l'épreuve de l'autisme – Sophie Robert

Il fallait s’en douter. Aussitôt sorties, les recommandations de la Haute Autorité de Santé sont  attaquées avec force par les psychiatres et les psychanalystes. Des nouvelles actions de retardement et de manipulation se dessinent, qui passent y compris par la grève de la faim de psychiatres ! Les professionnelles se rebiffent et le font savoir. Ils pointent surtout du doigt les associations et l’Etat et exigent une réforme de la Haute Autorité de Santé.

Nouvel Observateur – « Les Psys se défendent » (13/03/2012)

Jacqueline de Linares nous rapporte sur le site du magazine Le Nouvel Observateur une conférence de presse de la Fédération Française de Psychiatrie (FFP), qui s’est tenue le 12 mars au centre Binet, dans le 13e arrondissement à Paris (où exerce Laurent Danon-Boileau, le psychanalyste « bulle de savon » du film « Le Mur »).

« Nous ne sommes pas des tortionnaires«  affirment ces psychiatres.

Ils expliquent que « très peu d’enfants autistes sont suivis seulement par des psychanalystes« . « On n’applique pas de cure type ». « En réalité, avec les enfants qui souffrent de ce trouble, les moyens sont empiriques. Nous sommes des pédopsychiatres, souvent d’inspiration psychanalytique, mais nous nous appuyons sur toutes les techniques. Nous faisons la synthèse de différentes approches. » Or, les psychiatres probablement mal formés semblent y réduire l’approche éducative à la seule utilisation du système de communication alternative par pictogrammes PECS. Voilà leur synthèse !

Pire, « certains de ces représentants de la FFP assument avoir utilisé le « packing » » écrit la journaliste. « Les psychiatres rétorquent qu’ils ont toujours respecté les protocoles autorisés avec l’accord parental et reculé dès que l’enfant était réticent. « J’ai pratiqué des packings et j’affirme que ce n’est pas un traitement inhumain », revendique ainsi Roger Teboul, pédopsychiatre directeur d’une unité d’hospitalisation pour adolescents à Montreuil. »

Fort heureusement, la journalise ne se laisse pas manipuler : « A entendre ces psychiatres défendre les services où ils accueillent des enfants autistes « pour la plus grande satisfaction des familles »,  on a l’impression que les patients sont parfaitement pris en charge dans les hôpitaux psychiatriques : psychothérapie, orthophonie, scolarisation. Alors pourquoi une telle virulence dans les familles, une telle colère ? Pourquoi ces forums sur lesquels les parents se donnent toujours le mot : « Surtout, évite l’hôpital de jour », c’est-à-dire l’hôpital psychiatrie, se multiplient-ils ? Pourquoi nombre de mères racontent-elles d’interminables galères avec leurs enfants  » laissés dans une pataugeoire » ? »

Elle y voit surtout un problème de moyens et « il faut dire que les psychiatres ont été plutôt discrets sur la pauvreté de certains services psychiatriques, qui constitue peut-être une autre explication à la colère des parents. » Pour la journaliste, « le vrai scandale de l’autisme en France, il est là : deux tiers des enfants atteints de ce trouble sont laissés à l’abandon ».

Huffington Post – Caroline Eliacheff – « Autisme : Et Maintenant »  (14/03/2012)

Caroline Eliacheff, psychanalyste et pédopsychiatre très médiatique, se livre sur son blog du Huffington Post  à une attaque en règle de la Haute Autorité de Santé. Elle croit déceler des « paradoxes » : absence de recherche sur le comportementalisme, scolarisation des enfants, opposition au packing, mais recherche autorisée.

Elle dessine surtout la future ligne de défense des psychanalystes.

« La bonne nouvelle, c’est que si les recommandations de la HAS ne sont pas rapidement appliquées, la soi-disant résistance des psychiatres-psychanalystes ne pourra plus être invoquée. La pertinence des avis de l’HAS, si ! »

Une nouvelle fois, les psychanalystes semblent avoir décidé de jouer la montre au détriment des familles !

Nouvel Observateur – Tribune d’Eric Laurent – « Autisme et psychanalyse : les véritables enjeux »  (14/03/2012)

Eric Laurent, psychanalyste, ancien président de l’Association mondiale de psychanalyse, d’obédience Lanacienne, propose dans Le Plus du Nouvel Observateur sa vision de la psychanalyse et du débat.

Eric Laurent essaie de disqualifier l’approche comportementaliste en avançant des arguments éthiques, économiques et épistémologiques tout en idéalisant les résultats, pourtant non démontrés, de l’approche psychanalytique : «En France, les traitements des sujets autistes, inspirés par la psychanalyse, tiennent compte des avancées de la science, utilisent les médicaments adéquats, recommandent l’inscription des enfants dans des institutions qui leur conviennent le mieux, et dans une école où l’on puisse adapter les apprentissages. Ils mettent l’accent sur une approche relationnelle, à partir des signes d’intérêt manifestés par l’enfant. Non pas une stimulation-répétition pour tous, mais une sollicitation sur mesure. »


On en viendrait presque à se demander pourquoi la HAS a bien pu ne pas la mettre dans la liste des pratiques recommandées !

Il juge la proposition de loi de Daniel Fasquelle de « minoritaire » et s’attaque à Autisme Sans Frontières et à Vincent Gerhards, « grand professionnel des medias et des relations publiques ». Il estime que « le débat n’est pas réductible à une querelle de chiffres » et  qu’il faut « Pallier le déficit démocratique inhérent aux bureaucraties ».

Selon la méthode déjà éprouvée avec le procès contre Sophie Robert, il veut faire taire la HAS : « Le système européen des agences « indépendantes », est sans doute, sous nos yeux, en train de trouver ses limites. Nous ne pouvons plus continuer à coup de « méthode de consensus formalisé » et d’assertions du type « Il convient de rappeler quelques faits qui ne sont pas contestables ». Nous sommes dans un champ qui ne nous permet pas ces facilités. Commençons par réformer ces Hautes Autorités faites pour réduire au silence le débat démocratique. »

 

Loriane Brunessaux sur Médiapart : « Des associations de parents qui ne représentent qu’elles-mêmes » (11/03/2012)

Dans un papier posté le 11 mars 2012 sur le blog Médiapart « Contes de la vie ordinaire », Loriane Brunessaux, psychiatre et responsable d’un centre médico-psychologique, membre du collectif des 39 contre la nuit sécuritaire choisit de s’attaquer aux associations et à l’Etat. Elle méprise les associations en parlant “des associations de parents qui ne représentent qu’elles-mêmes” et d’évoquer « un travail de lobbying intensif, relayé sans filtre par la plupart des medias.“ Elle affirme que « toute cette polémique sur la psychanalyse est donc biaisée puisque basée sur des affirmations arbitraires ». Elle politise volontiers le débat : « Au total, même si cela est absurde, il semblerait que le plus commode pour certains soit de rendre la psychanalyse responsable de la pénurie liée à ces choix gouvernementaux et de l’interdire ». Elle veut alors voir dans la position de l’Etat une main néolibérale : « Le comportementalisme classe les comportements en « adaptés » et « non-adaptés ». Quand ses critères s’accordent avec ceux du néolibéralisme, il peut devenir un outil puissant de normalisation managériale ».

Plus intéressant, elle évoque clairement le ciment que constitue la pensée psychanalytique pour la psychiatrie française : « Que signifie, pour un service de pédopsychiatrie, avoir une référence à la psychanalyse ou à la psychothérapie institutionnelle? […]Cela signifie que le travail de l’ensemble de l’institution est basé sur deux hypothèses. […]  La première est l’existence de l’inconscient chez tout le monde, enfants, parents, soignants… […] La seconde est la suivante : les décisions thérapeutiques ne peuvent découler que du « transfert », c’est-à-dire, schématiquement, de la relation spécifique qui s’établit entre un enfant et sa famille et l’équipe de pédopsychiatrie. »

En réponse à ce blog, il suffit de rappeler que la HAS n’a pas trouvé d’étude proposant un évaluation scientifique des approches psychanalytiques dans l’autisme !

 

Midi Libre – «Un psychiatre en grève de la faim pour un enfant autiste » (14/03/2012)

Plus grave, Midi Libre nous rapporte qu’à Limoux, le Dr. Pierre Sans, psychiatre, a décidé de se mettre en grève de la faim : « Dès le lundi 19 mars, j’entamerai une grève de la faim à l’IME de Pennautier afin de protester contre le refus, ou le quasi-refus, ou en tout cas l’extrême difficulté que nous rencontrons pour faire hospitaliser un enfant autiste âgé de 13 ans à l’hôpital psychiatrique de Limoux« .

Pour l’hôpital, le problème serait « purement technique » suite à une réduction du nombre de lits et J.-Marc Bissérié, le président de l’Ussap, précise qu’il s’agit « d’un problème strictement médical. Un médecin a vu l’enfant et il a pris sa décision, qui est souveraine« .

Malheureusement, on note qu’un psychiatre justifie l’internement psychiatrique d’une personne avec autisme pour changer le traitement : « seulement une hospitalisation de deux ou trois semaines, le temps qu’on adapte un nouveau traitement à cet enfant qui est actuellement agité, très anxieux, agressif ». Ceci pourrait pourtant être fait en ambulatoire. La réalité doit être autre…

Acte isolé ou début d’un phénomène syndical ? Allons-nous vers une multiplication de ce type d’action destinées à forcer les internements et à montrer l’intérêt que portent les psychiatres aux familles des enfants autistes ?

 

Au final, tout cela est désolant. Au lieu de se remettre en cause, les psychiatres et les psychanalystes décident d’attaquer les associations, l’Etat et de s’arroger une fois de plus le monopole de l’humanisme.

 

admin On mars - 14 - 2012

11 Responses so far.

  1. Jean-Pierre Winter en grève de la faim ? Je veux voir ça !

  2. Raymond-Gabriel THERRIEN dit :

    NOUS NE SOMMES PAS DES TORTIONNAIRES MAIS…

    Vous n’êtes pas tortionnaires, vous êtes INCONSCIENTS en se référant à un de vos concepts de marque en psychanalyse.

    A vous entendre parler les psychanalystes n’ont pas grand-chose à se reprocher. Cela fait plus de 30 ans que la psychanalyse et la psychiatrie institutionnelle s’occupent de la prise en charge des enfants autistes. Une très grande proportion des parents jugent sévèrement ce système de soins. On considère ce système, à juste titre comme inapproprié et inefficace. La psychanalyse et la psychiatrie institutionnelle n’a pas permis vraiment à l’enfant autiste de progresser significativement au niveau de son développement et de son adaptation sociale. Face aux parents, l’expérience de ce système de soins a été le plus souvent pénible et discriminatoire pour eux, en raison des théories aberrantes que la psychanalyse a entretenues sur l’autisme et ses parents. Les psychanalystes disent ne pas se reconnaître dans de telles critiques. On appelle cela de la mauvaise foi ou un manque d’auto-critique. Un n’en empêche pas l’autre. Ce n’est pas parce qu’on a le titre de psychanalyste que notre parole vaut plus que celle de plusieurs centaines de parents et même d’un millier de parents. La psychanalyse souffre d’un retard honteux au niveau de ses connaissances et son approche auprès des enfants autistes et de ses parents est inadaptée et si peu efficace.

    D’autres méthodes dites psycho-éducatives et comportementales ont développé des façons de limiter les retards de développement et d’adaptation sociale, même si ces méthodes ne sont pas parfaites, leurs résultats sont nettement plus probants que ceux obtenus par la psychanalyse. Voilà l’essentiel. C’est ce que veulent les parents. Et ceux qui ressentent le besoin d’un soutien clinique ne veulent pas non plus que celui-ci soit de style psychanalytique et c’est bien là leur droit. Une psychothérapie de soutien adaptée à l’autisme leur suffit, en autant qu’elle ne soit pas psychanalytique. Dans le domaine de la vente, on dit souvent que le client a toujours raison, mais dans le champ de la psychanalyse cet adage n’est pas pris en compte et respecté. Les parents entendent se faire respecter et les grands discours des psychanalystes pour les neutraliser ne tiennent plus la route.

    Au 21ième siècle, les psychanalystes et la gauche communiste sont toutes deux des espèces en voie de disparition. Ce n’est pas par hasard que ces deux espèces font front commun. Belle alliance pour l’intérêt de l’enfant autiste!!! Cette tendance vers la disparition est déjà observable dans les pays scandinaves, aux USA, au Canada et au Québec. En France, cela ne fait que commencer et cela fait peur aux psychanalystes. Ailleurs, où on est plus à jour dans les connaissances scientifiques, la psychanalyse ne fait vraiment plus partie des approches étudiées et recommandées dans les formations pour devenir psychologue ou psychiatre. En France, on veut conserver cette exception française, car on confond médiocrité avec excellence.

    Comme certains parents l’ont affirmé, il suffit d’être décidé, et de ne plus confier son enfant autiste à un psychanalyste et la psychanalyse infantile s’effondrera. Quand vous allez au marché Casino et qu’il y a mieux que les céréales psychanalytiques, alors vous achetez ce qui est meilleur pour votre enfant. Après un bout, Casino va mettre moins de céréales psychanalytiques sur les étalages et les gens en achèteront presque plus. Toute plainte pour défaut de soins ayant pour motif le refus de consommer des céréales psychanalytiques, au profit des méthodes éducatives et comportementales est devenue irrecevable! La position officielle de la HAS autorise en fait des parents à faire un tel choix, sauf dans des cas exceptionnels. Beaucoup de parents ont déjà pris la décision : Pas de céréales freudiennes ou lacaniennes pour mon enfant ! Les vents sont en train de tourner et c’est pour le mieux.

    Ce qui est le plus désolant dans tout cela, c’est que les associations ou les fédérations concernées se refusent à faire la vraie part des choses. Ils font le choix de se fermer les yeux, de faire du déni ou de se montrer complaisant face aux errances et aux dérives de la psychanalyse surtout intégriste. Dans ce débat, ce n’est pas l’intérêt de la psychanalyse qu’on doit défendre, c’est celui de l’enfant autiste et de ses parents.

    • eduasca dit :

      Monsieur Therrien,
      On voit très clairement que vos références sont scientifiques, et qu’il vous importe d’acheter le meilleur produit dans votre supermarché préféré. Sans doute que votre approche commerciale est aussi présente lorsque vous vous occupez de faire la formation d’assistance aux victimes de traumatismes. Faire passer les familles d’autistes pour des victimes doit amener beaucoup d’eau (et pas que de l’eau) à votre moulin.
      Je vois également que votre activité politique vous fait pencher plutôt vers une droite très agressive et accroché à la pensée unique. Allez ouste! les autres dehors, vous les déclarez par votre magnificence tout simplement obsolètes, discrédités scientifiquement, rétrogrades. Ne confondez-vous pas progrès avec caricature? Cela ne vous grandit pas! et n’est pas honnête vis-à-vis des gens qui vous font confiance.

  3. Calbas dit :

    Une fois de plus les psychanalystes jouent les victimes, le vrais victimes étant les enfants autistes qui tombent sur ces guignols, ils ne ratent jamais une occasion de se faire remarquer, ils font leurs show. Tout cela est effectivement grotesque.

    Ils sont très fort à ce jeu, ceci n’est qu’une forme de chantage. En général on y a recourt quand on est désespéré, à la grève de la faim mais eu l’utilise dans leur propre intérêt. Il se pourrait que tout cela soit du bluff dans l’espoir d’avoir ce qu’ils attendent.

    Le rapport de la HAS ne leur est finalement pas si défavorable, ils ne sont pas aussi déprécié qu’ils voudraient nous le faire croire. Je trouve même ce rapport assez timoré, juste histoire de ne pas se mettre les psychanalyste à dos mais c’est rappé. Les psychanalystes sont très susceptibles, ils ne supportent aucune remise cause, aucune critique et se réfugie derrière des prétextes fallacieux.

  4. Pierre SANS dit :

    je viens de lire votre texte me concernant (je suis le psy annonçant une grève de la faim!) Je crois qu’il y a erreur sur la personne. 1 Je trouve le film, le « mur », excellent, moi qui jadis ai cru en la psychanalyse (j’ai près de 70 ans). 2 Je travaille au sein d’une association, dans une équipe qui utilise non les packs, mais tout simplement le PECS, et j’en suis fier.3 Si je me suis senti moralement obligé de faire une action d’éclat, c’est pour éviter à la famille du garçon autiste de la faire, et lui manifester mon empathie. 4 Une courte hospitalisation me semble nécessaire afin de revoir un traitement adapté, afin d’aider à la prise en charge éducative, et éviter un possible suicide de sa maman. La vie familiale est devenue un enfer.
    Merci d’avance de rétablir les faits en évitant les amalgames. Dr Pierre SANS

    • admin dit :

      Merci pour ces précision. Elles sont très utiles et permettent d’éclairer la situation d’un jour nouveau.

      • Pierre SANS dit :

        Ce déchaînement de passions est excessif. Et sourtout il produit des amalgames et des confusions. Quand on parle autisme, on devrait avoir en tête son pluriel. Comment mettre sur le même plan Temple Grandin, autiste universitaire, et les gosses que nos équipes, dans les IME, spécialisés ou pas, ou pour les adultes dans les MAS, ont en charge ! Tout mélanger est malhonnête. Je suis personnellement plutôt contre les médicaments administrés aux autistes. Mais comment s’en priver devant les souffrances que nous présentent certains, une minorité heureusement,angoissés au delà de l’imaginable, s’automutilant, aggressant parents et éducateurs, pour les garçons adultes se masturbant en public à longueur de journée (désolé de rappeler ces choses, mais c’est une réalité), etc ? Ces autistes sont souvent aussi des « encépholopathes » ayant subi précocément par exemple un traumatisme physique (m’entendez vous, physique ?) autour de la naissance. Aucun rapport avec la sacro-sainte « mauvaise mère » dont certains analystes nous ont rabattu les oreilles dans les années 70 ! Toutes ces pathologies se mellent, parfois, et produisent des cas impressionnants, que l’on ne peut comparer aux Asperger.
        Mon raz le bol est advenu devant l’irresponsabilté de mes collègues du Service public refusant ces cas gravissimes, au motif que ce « n’était pas leur mission de s’occuper des autistes déficitaires ». Mon indignation devant ces cas dont peu de personnes acceptent réellement de s’occuper est la même que voici 42 ans, lorsque j’ai mis les pieds pour la première fois, jeune Interne des Hôpitaux de Nantes, à « l’asile », et que j’ai vu ces autistes encéphalopathes recroquevillés en position foetale, dans des culs-de-basse-fosse, baignant dans leurs déjections, attachés afin d’éviter qu’ils ne se « bouffent » les bras et ne s’éborgnent. Alors de grâce, un peu de calme et de mesure !

        Pierre SANS

  5. eduasca dit :

    « Eric Laurent, psychanalyste, ancien président de l’Association mondiale de psychanalyse, d’obédience Lanacienne » ?????
    « Eric Laurent essaie de disqualifier l’approche psychanalytique » !!!!!
    Savez-vous ce que vous dites ?
    « Lanacienne » ? ce mot veut dire quoi pour vous ?
    Eric Laurent essaie de disqualifier l’approche psychanalytique ? c’est cela que vous avez lu ? Décidément vous avez une lecture très singulière. C’est de cette façon que vous informez les familles des enfants autistes, ou de cette façon que vous les manipulez ?
    Vos invectives terrorisent les familles mais ne les informent pas.
    Jusqu’à preuve du contraire, aujourd’hui en France, il est encore possible de contester les décisions des gouvernants, et de dénoncer les appartenances politiques d’une Haute Autorité qui se dit neutre! Si vous souhaitez que la liberté de contestation, la possibilité pour toutes les approches de faire valoir ses raisons, soit interdite, il me semble qu’il y a, en effet, des approches politiques qui défendent ces positions et une pensée unique.
    Il ne me semble pas qu’il y ait une seule approche de l’autisme, même du point de vue éducatif, et que selon les enfants chacune a des réussites plus ou moins importantes. Ce n’est pas parce qu’une approche éducative n’est pas validé comme rentable par les laboratoires pharmaceutiques qu’elle n’a aucun effet. Les parents qui font confiance aux professionnels de la psychiatrie aujourd’hui, ne sont pas tous des imbéciles ni mal informés. Ils ont trouvé aussi des réponses et leurs enfants ont évolué dans le bon sens, ils sont scolarisés et reçoivent des soins tout à fait adaptées. Ce n’est pas parce qu’on crie plus fort que l’on a raison.
    C’est cela qui permettrait d’informer sérieusement les parents.

    • admin dit :

      Il y avait effectivement une coquille. Il disqualifie l’approche comportementaliste. Désolé et merci de l’avoir repérée.

      Chacun a le droit à une opinion. Le problème est que dans un monde basé sur le marché, l’efficacité objective des traitements doit servir de base à l’allocation des moyens, sauf à avoir une grille de lecture marxiste.

      Concernant l’argument des médicaments, il ne tient pas. La France est déjà grosse consommatrice de psychotropes. On a dû mal à voir qui cela pourrait bien favoriser !

      Nous publions les commentaires contraires ou les explications quand elle ne s’apparentent pas à un « flood ».

  6. BenjaminP dit :

    Au vu du commentaire précédent il y a de quoi s’inquiéter… Aucune vérification des sources, amalgames des informations extraites, manque de précisions et de nuances… Bref, vous faites un gros mélange de toutes les informations que vous avez glanées et cela donne une bonne soupe journalistique… Cela est plutôt inquiétant de la part de ceux qui ne cessent de se réclamer de la rigueur scientifique. Pauvre science… Elle a décidément bon dos…

    • admin dit :

      Nous ne faisons que collecter et lire la presse. Après chacun se fait une opinion. Ce ne sont pas des articles scientifiques. Chaque chose à sa place.

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