Collectif Soutenons Le Mur

Archive Collectif Le Mur – Psychanalyse à l'épreuve de l'autisme – Sophie Robert

Les propos du Dr. Hervé Bokobza, fondateur du Collectif des 39 dans l’Express ont provoqué un véritable tollé dans le monde de l’autisme en France. De nombreuses voix se sont élevées le 20 mars 2012 pour condamner avec la plus grande fermeté ces propos et les rectifier. Outre Olivia Cattan et Sophie Robert dans l’Express, des membres et amis de notre collectif nous ont transmis leurs réactions individuelles. Nous disons tous halte aux insultes des psychanalystes ! Qu’ils s’en aillent !

Jean Cottraux, Psychiatre Honoraire des Hôpitaux, Ancien chargé de cours à l’université Lyon 1, HDR; Directeur scientifique de l’Ifforthecc

Cher monsieur Bokobza,

Si je prends un temps précieux pour vous écrire, c’est que vous avez dépassé les bornes de la décence dans votre calomnie des parents d’enfant autistes et des TCC. Que vous soyez d’une ignorance crasse, passe encore, mais que vous en tiriez gloire pour sonner partout de l’Hélicon avec vos trente huit chasseurs, est franchement ridicule. Vous vous mettez en danger en montrant à tous ce qu’est une certaine psychiatrie psychanalytique française : pompeuse, verbeuse et prétentieuse. Personne à l’étranger ne nous l’envie.

Vous ne savez même pas de quoi vous parlez et faite allusion à un Pr de Lyon qui n’est autre que le Pr Delion de Lille : dont les « packings » aversifs pour les enfants autistes viennent d’être sérieusement limités par l’HAS. L’humanism…e dont vous réclamez est un vitrine commode pour masquer votre incapacité à évoluer et à comprendre le devenir de la psychiatrie. Quant à votre invocation de la Résistance pour défendre votre « bon beurre », ceux qui ont eu dans leur famille d’authentiques résistants l’apprécieront à sa juste valeur.

Je me permets de vous donner deux conseils amicaux:
1. Demander des excuses aux familles d’enfant autiste
2. Prendre le chemin d’une formation continue qui vous mettra à niveau et vous expliquera ce que sont les TCC et les neurosciences cognitives.

Je sais que l’humilité n’est pas votre vertu principale, mais on ne sait jamais.

Bien cordialement à vous et aux 38 autres

Gerard Mercuriali , parent d’enfant TED, professeur d’EPS

D’un coté une corporation attaque en justice Sophie Robert parce qu’elle a démasque leur discours ésotérique sur l’autisme . De l’autre cote, cette même corporation peut sans risque, insulter les représentants d’associations en remettant en cause leur légitimité et ce sans aucune considération pour le travail fait par ces parents investis bénévolement . C’est tellement injuste qu’on aimerait que l’affaire soit portée devant les tribunaux pour être jugée sur le fond. C’est encore plus injuste parce que c’est l’existence en France de cette corporation de médecins qui exercent en se référant a une pseudo-science surannée que nous, parents , sommes obliges de mobiliser notre énergiedans un combat que nous ne devrions pas mener si les pouvoirs publics savaient tirer les conséquences des études menées par ailleurs. Maintenant que l’HAS a tranche et que l’argumentaire établie clairement que les psychanalystes , médecins utilisent des interventions qui n’ont jamais apporte la moindre preuve de leur efficacité ( malgré des dizaines d’années d’expérimentation pendant lesquels nos enfants ont fait les frais de leurs croyances) , , voila que des représentants de cette corporation ne trouvent pas d’autres moyens de défense que de discréditer tout ce qui s’oppose a eux : l’HAS, les parents, les associations, les professionnels mieux formes qu’eux . C’est une attitude scandaleuse. Dans quel autre domaine médical accepterait-on un tel positionnement ?

Que l’Etat mette enfin son nez dans ce panier de crabes et qu’il cesse de financer des services inefficaces. Qu’il distribue ses moyens aux professionnels qui suivent les recommandations et qu’il arrête de financer les services qui s’en écartent et nuisent donc a nos enfants. Cela coûtera moins cher aux contribuables et nos enfants se verront enfin proposer des interventions efficaces. Le reste c’est à dire le discours qui tente de de-légitimiser les associations de parents et leurs représentants n’est que du vent ! il cherche a masquer l’essentiel : En France en 2012, des médecins s’autorisent a utiliser des pratiques quasi-religieuses sur des patients vulnérables et cela en dépit de toutes les données dont ils disposent sur les interventions qui ont démontre leur efficacité. Scandaleux !

Les associations ne nous représenteraient pas et les pseudo représentants seraient en fait manipulés par des comportementalistes. Comme d’habitude avec les psychanalystes on va attendre longtemps que Mr Bokobza apporte des preuves de ce qu’il avance . En attendant il dénigre sur un média le travail des associations. Je suis adhérent a Autisme France et je me sens parfaitement représenté par Daniel Langloys, la présidente qui a n’en pas douter, au regard des décisions courageuses qu’elle a du prendre ces dernières semaines, a du être soutenue par son conseil d’administration, lui même composé de dangereux comportementalistes.

Magali Pignard, maman d’enfant autiste , membre active du collectif soutenons le mur

« Je suis choquée par les propos du fondateur du collectif des 39″.
A lire sur son blog : http://autisteenfrance.over-blog.com/article-choquee-par-les-propos-du-fondateur-du-collectif-des-39-101869328.html

Jean Marie De Lacan

Sa réaction satirique sur son blog : http://crocoppa.wordpress.com/2012/03/19/y-a-beaucoup-de-ca-herve/

Hilde Garde, consultante, mère de famille et citoyenne

 

Voici son commentaire de texte :

Comment expliquez-vous l’unanimité des associations de parents contre le traitement psychanalytique de l’autisme?

Ces opposants sont en réalité très minoritaires et extrêmement militants. Ils ne sont pas représentatifs de l’ensemble des parents d’enfants autistes.

Il serait intéressant de savoir sur quelles statistiques s’appuie M. Bokobza pour affirmer de façon péremptoire son « très minoritaires ». Puisque le journaliste rappelle avec raison plus loin dans l’article la représentativité du collectif autisme. Et sachant qu’il n’existe aucun recensement formel du nombre de personnes autistes en France.

Sans parler du sous diagnostic largement orchestré par ses collègues qui continuent à ne pas vouloir « mettre d’étiquettes » et à préférer les termes de « psychose » ou « dysharmonie ».

Parfois, leur rejet de la psychanalyse peut être fondé: il existe des psychanalystes totalement délirants. Comme dans tous les métiers, il y a des bons et des mauvais psys.

Entre « totalement délirant » et « mauvais professionnels » il y a tout de même de la marge… Connaissez vous beaucoup de professions où il y a tellement de personnes « totalement délirantes » qu’on arrive à monter une vingtaine de leurs propos délirants dans un documentaire et qui donnent lieu à des centaines de témoignages différents ??

Mais la véritable explication, c’est qu’ils sont manipulés par le lobby des comportementalistes.

Les parents remercient M. Bokobza pour le grand cas qu’il accorde à leur intelligence. Et souhaiteraient avoir plus d’explications sur ce mystérieux lobby, si difficile à trouver dans notre beau pays. Car pour l’instant, ceux qui bloquent, monopolisent la parole dans les médias et orchestrent des « fuites » restent vos camarades !

On leur fait croire que l’approche comportementale peut sauver leurs enfants…

Mais qui parle de les « sauver » ? Non M. Bokobza, comme tout parent, les parents d’enfants autistes veulent avant tout leur apporter une éducation, un maximum d’autonomie, un avenir le meilleur possible. Quand on a un enfant autiste, on perd vite ses illusions M. Bokobza, encore faut-il vivre avec et l’élever au quotidien pour pouvoir en parler !!

Et pourquoi ne pas mentionner également les approches développementales, cognitives ?

Si c’était vrai, je l’utiliserais!

N’êtes-vous pas directeur d’un centre pour adultes « névrotiques et psychotiques » ? Si c’était vrai que vous vous occupiez d’enfants autistes, vous auriez surement dit moins de sottises !

En réalité, il s’agit de méthodes extrêmement violentes, importées des Etats-Unis.

La « méthode extrêmement violente » ici, c’est le mensonge sur les méthodes que visiblement vous ne connaissez pas. Enrouler un enfant autiste (c’est-à-dire qui a une grande peine à comprendre son environnement, et souvent des troubles sensitifs importants) dans des draps mouillés et glacés, sortant du frigidaire, ça c’est « une méthode extrêmement violente ». Nous attendons des preuves de la violence supposée des méthodes que vous dénoncez, sans d’ailleurs citer ces méthodes.

Elles coûtent 30 000 euros par an et par enfant.

Rappelez donc au lecteur combien coute à la sécurité sociale le merveilleux traitement psychanalytique en hôpital de jour français ? Entre 800 et 1000€ par jour selon notre dernière enquête, et encore parfois les enfants n’y passent pas la journée entière (2h facturées ½ ou 1 journée…). Pour 200 jours par an à 800€ ça fait… 160 000€. Aux frais de la sécu. Les parents qui demandent 2000€ par mois pour appliquer une prise en charge telle que recommandée par la HAS n’obtiennent pas les financements…

Il y a derrière tout ça un immense enjeu financier.

Là nous sommes bien d’accord ! Où est l’argent aujourd’hui, qui en bénéficie ? Et qui risque de le perdre ?

Et même si elles marchent parfois, cela reste du dressage!

Ça veut dire quoi « marcher » pour vous ?

Quelle différence faites-vous entre « éduquer » et « dresser » ?

C’est comme la peur du flic, certes efficace, mais à quel prix?

Bon alors, c’est efficace ou ça n’est pas efficace ? Il faudrait savoir !

Pour le reste, après avoir insulté les parents, leur intelligence, les praticiens cognitivo-comportementalistes vous vous en prenez à la maréchaussée. Je n’ose penser à la façon dont les parents membres des forces de l’ordre sont reçus chez vous…

On est également très surpris par l’efficacité que vous, professionnel, prêtez à la « peur du flic »…

 

Pourquoi les parents voudraient-ils confier leurs enfants à des professionnels qui pratiquent le dressage?

C’est plus facile de dire à un parent « vous n’y êtes pour rien dans l’autisme de votre enfant, c’est génétique ».

Euh, parce que ça n’est pas le cas selon vous ?

Ces professionnels jouent sur l’illusion.

Quelle illusion ? Le consensus de la communauté scientifique internationale est une illusion ?

Je comprends très bien que ce soit plus reposant pour les parents.

Reposant !??? ce qui est reposant c’est de mieux comprendre le fonctionnement de son enfant. En outre mettre en place une thérapie cognitivo-comportementale est plutôt très exigeant pour la famille !

C’est tellement l’horreur absolue d’avoir un enfant autiste.

!!?? C’est souvent difficile d’avoir un enfant autiste, mais « l’horreur absolue » c’est de lire ce que vous osez dire et prétendre, en toute impunité !

L’horreur absolue c’est de se dire qu’ils seront entre des mains comme les vôtres quand on ne sera plus là !

L’horreur absolue c’est de réaliser que les « médecins », les « soignants » supposés vous aider considèrent que votre enfant est « l’horreur absolue ».

 

Quels sont les arguments que les comportementalistes utilisent pour convaincre les parents?

Les comportementalistes disent que la psychanalyse n’est pas scientifique, qu’il n’y a pas de preuve de son efficacité.

Encore faux ! Les « comportamentalistes » comme vous les appelez ont autre chose à faire que de parler de la psychanalyse. Ils expliquent ce qu’ils font, ce qui va être fait ensemble, pour quels objectifs. Ils interrogent sur le fonctionnement de l’enfant, ses centres d’intérêts. Priorisent, en fonction des besoins de l’enfant et les priorités de la famille. Réadaptent à mesure des évolutions. Bref, ils font leur job de « soignants » au lieu de faire des procès d’intention aux autres disciplines…

Nous ne répondons pas à leurs critères d’évaluation donc, pour eux, nous ne sommes pas crédibles.

Il n’y a pas que pour « eux » que vous n’êtes pas crédibles ! (Par exemple, les experts de la HAS ne sont pas des « comportamentalistes », pas plus que ceux de l’INSERM ou les personnes qui ont constitué le rapport Fuentes en Espagne…).

Mais le principe d’évaluation à partir de normes est radicalement opposé à notre démarche! La relation avec le patient, on ne peut pas l’évaluer.

On ne peut même pas évaluer ses résultats dans l’évolution ou le bien être du « patient » ? Il faut donc vous faire confiance aveuglément ? Vous feriez ça vous si un de vos enfants a un cancer ?

Soigner, en psychiatrie, demande une éthique du doute, une prise de risque.

C’est quoi « l’éthique du doute » ? Celle de savoir remettre en cause ses croyances dans sa pratique professionnelle peut-être ?

Quand vous parlez de « prise de risque », qui prend le risque ? Et ce risque quel est-il ? Ca me rappelle étrangement la « prise de risque » avec ce jeune garçon ayant déjà un lourd crime à son actif balancé dans un pensionnat mixte sans autre forme de précautions. Qui a assumé le risque pris ? Le psychiatre ou la jeune fille sauvagement assassinée ?

On ne peut pas mettre des croix dans des cases.

Sauf dans celle des formulaires qui permettent de toucher les prises en charge sécu…

 

Vous allez même beaucoup plus loin, si l’on en croit votre site Internet: vous y dénoncez la « folie évaluatrice et normative » des autorités de santé. Pourtant, la HAS souhaite seulement développer la recherche clinique afin d’évaluer l’efficacité des pratiques psychanalytiques. Peut-on imaginer d’évaluer ces traitements autrement qu’avec des statistiques?

Cela se fait déjà, par un professeur de Lyon.

Ou sont les résultats ? Quelle recherche effectue-t-il (mise à part le packing, qui n’est pas éducatif, loin s’en faut, mais que le Professeur Delion décrit comme n’étant PAS psychanalytique, il faudrait vous entendre…)

C’est l’universitaire le plus ouvert dans le domaine.

Le « plus ouvert » à quoi au juste ? A l’interdisciplinarité entre freudiens et lacaniens ? Voyez dans cet article son degré d’ouverture

Et c’est lui qui est harcelé par les associations de parents. Il fait pourtant de la recherche et prône une approche intégrative de toutes les disciplines.

La seule recherche connue est celle du packing, où est l’approche intégrative là dedans ?

Personnellement, je ne refuse pas l’évaluation: je l’exige tous les jours de la part de mes équipes [NDLR: le centre psychotérapique Saint-Martin-du-Vignogoul, dans l'Hérault, pour adultes atteints de psychose ou de névrose].

Elles se basent sur quoi vos évaluations ? Comment peut-on évaluer « quotidiennement » un traitement au long cours de l’humain ?

Mais je suis opposé aux normes à base de statistiques et de chiffres que les comportementalistes tentent d’imposer.

Elles ne prennent pas en compte la singularité de chacun.

Affirmation péremptoire, sans fondement, et insultante pour les praticiens concernés.

 

Vous affirmez avoir de bons retours de la part des parents d’enfants fréquentant vos centres. Comment expliquez-vous leur silence dans le débat actuel?

Selon moi, si les parents satisfaits de la psychanalyse ne s’expriment pas, c’est qu’ils ont honte.

Ils apprécieront surement… Donc vous ne culpabilisez pas les familles mais elles ont quand même honte. Et n’osent pas faire entendre leur voix, on ne peut pas dire que vos traitements et prises en charge les aident à s’exprimer, c’est un peu dommage tout de même !

L’arrivée d’un enfant autiste bouleverse une famille. Cela renvoie les parents à leur histoire personnelle, à des choses extrêmement douloureuses.

En quoi l’arrivée d’un enfant autiste renverrait FORCEMENT à son histoire personnelle, et que celle-ci sera FORCEMENT remplie de « choses extrêmement douloureuses » ? Si l’on suit votre raisonnement l’autisme serait donc lié à une histoire personnelle remplie de ces choses extrêmement douloureuses ?

Cela touche à leur intimité, qu’ils n’ont pas envie de dévoiler.

Comment se fait-il alors que les centaines de parents qui témoignent depuis des années, et plus encore depuis la sortie du documentaire « Le Mur » de Sophie Robert n’aient pas honte ? En quoi témoigner de sa satisfaction quant à une prise en charge pour leur enfant les forcerait à « dévoiler leur intimité » ?

Compte-tenu du manque criant de structures d’accueil pour les enfants autistes en France, ont-ils vraiment la liberté de critiquer les services proposés?

Vous ne pensez quand même pas qu’on irait virer un enfant parce que ses parents discutent nos méthodes?

Non c’est plus simple que ça… Quand ils n’ont pas été démolis par vos « séances », quand les couples n’ont pas explosés devant vos interrogatoires soit ils essaient de discuter et de savoir, et on ne leur répond pas (ou mieux, on leur renvoit une question personnelle pour n’avoir pas à répondre et mieux déstabiliser), soit ils se sauvent en courant, en devant prendre moultes précautions pour ne pas être poursuivis par vos confrères pour « défaut de soin ».

Les associations de parents qui récusent aujourd’hui notre approche, c’est vingt personnes qui passent leur vie sur internet! [NDLR: 19 associations et fédérations de parents d'enfants autistes ont été sollicités par la HAS pour la rédaction de son dernier rapport].

Merci à la rédaction de l’Express pour ce FAIT… Sesame Autisme, Autisme France, Vaincre l’Autisme, Autistes Sans Frontières, Satedi ainsi que tous ceux qui ont été consultés apprécieront d’être « 20 personnes qui passent leur vie sur Internet »…

Ils font de l’envahissement paranoïaque.

Donc faire entendre une autre voix que la votre c’est être paranoïaque…

Ces gens-là ne se posent aucune question concernant leur enfant.

Avec un tel manque de respect, il faudrait en plus que les parents disent merci sans doute ?

Ils refusent, par exemple, qu’on leur demande s’ils l’ont vraiment désiré.

Cette question n’est pas habile, je vous l’accorde, mais elle est incontournable.

Ca veut dire quoi « vraiment désirer » un enfant ? En quoi cette question est elle incontournable ?

C’est quoi le lien avec l’autisme ? Ca va servir à quoi pour aider cet enfant à grandir ?

On est étonné de lire cela alors que des « experts » qui pronent la psychanalyse tels MC Laznik, B Golse, la CIPPA… crient haut et fort à longueur de médias que l’histoire des parents n’est pas en cause dans l’autisme de leurs enfants… Là encore il faudrait accorder vos violons !

Vous prétendez défendre une approche humaniste de la santé mentale, par opposition aux comportementalistes qui voudraient, selon vous, « normaliser » les comportements. N’est ce pas réducteur?

Parfois, je peux envoyer un patient consulter un comportementaliste, parce que sa phobie est indécrottable.

Le comportementalisme comme dernier recours quand la psychanalyse échoue, c’est quand même le plus bel argument contre cette pratique jamais lu sous la plume d’un psychanalyste !

On peut être comportementaliste et humaniste, à condition toutefois que la technique comportementaliste ne soit pas le coeur du soin. C’est dans la relation avec l’enfant qu’il se passe quelque chose. Or cette relation n’est possible qu’avec la psychanalyse.

Ceux qui pratiquent leur métier sans psychanalyse vont également apprécier ! Alors bon, l’enseignant, les rééducateurs, les AVS, sans oublier les parents, n’ont aucune relation avec l’enfant où il « se passe quelque chose » ? En quoi la psychanalyse est-elle indispensable pour établir une relation de qualité avec quelqu’un ? Vous avez besoin d’une « grille de lecture » pour entrer en relation avec quelqu’un ?

Sans elle, on devient des machines, des techniciens de la santé.

D’ailleurs c’est bien connu, il n’y a que les psychanalystes qui soient humains. Le reste du monde est constitué de robots car les psychiatres ne sont pas psychanalystes et ne savent donc pas rentrer en relation avec leurs patients…

Actuellement, la majorité des établissements accueillant les enfants autistes utilisent la psychanalyse. Mais que va-t-il se passer maintenant que la HAS a déclaré cette approche non pertinente ?

Nous allons rentrer en résistance, en continuant de défendre haut et fort ce que nous pensons.

Vous allez donc continuer d’utiliser de l’argent public pour « soigner » avec des méthodes non recommandées (pardon « non consensuelles »). Vous pensez que ça va marcher encore combien de temps ? A un moment donné, vos obligations de médecin ne vont-elles pas vous rattraper ?

La psychiatrie française, que le monde entier admire, ne doit pas être balayée par le moyen des critères d’évaluation.

Le monde entier admire la psychiatrie française ??!! Où ça où ça ? Où sont tous ces patients qui viennent se faire soigner ici car c’est tellement mieux qu’ailleurs ? Où sont tous ces autistes si brillamment pris en charge par vos institutions pour témoigner du bien qu’on leur a fait (ha bon ils ne parlent pas, n’écrivent pas et sont dans des centres avec des cocktails de médocs qui les abrutissent ?).

Mais nous allons réfléchir autour des recommandations de la HAS.

Vous prétendez vous substituer, sans apporter la moindre preuve de vos magnifiques résultats ni le support d’aucun praticien étranger ou société savante internationale – juste parce que vous savez que vous avez raison et que ce que vous faites c’est bien parce que vous le faites depuis longtemps ?

Nous prônons une refondation de la psychiatrie et nous prévoyons pour cela d’organiser des assises en septembre.

Mais pourquoi refonder ? Si l’on en croit ce discours et les écrits de vos camarades des 39 ce que vous faites est parfait et vous avez raison sur tout, en dépit de ce que peuvent dire des collèges d’experts indépendants, de ce qui se pratique partout ailleurs dans le monde et des centaines de milliers d’adultes autistes français hyper dépendants et hyper médicamentés… Alors non vraiment on ne comprend pas pourquoi vous voulez « refonder » cette psychiatrie que le monde entier nous envierait…

Nathalie Radosevic, parent d’un enfant TED et membre du Collectif Soutenons Le Mur

 

La Haute autorité de Santé n’a pas désavoué totalement la psychanalyse, elle l’a placée dans les traitements non consensuels et a recommandé les techniques comportementales et cognitives.

Depuis quand l’autisme est il un fléau ? Vous compareriez l’autisme à une nuée de sauterelles, par exemple ? L’autisme est une richesse et une spécificité ! Les comportementalistes, eux, prennent en compte les avancées et les études faites en génétique, notamment et c’est parce qu’il y a eu des découvertes ayant permis de comprendre la différence de fonctionnement d’un cerveau autistique, par rapport à un cerveau neurotypique, que les comportementalistes ont compris que cela n’avait pas à voir avec la psyché, mais avec un fonctionnement neurologique. Jusque là, on ne peut pas accuser les comportementalistes d’esprit sectaire, contrairement à la psychanalyse qui n’accepte pas d’être remise en question. Et je vais tenter d’en faire un commentaire linéaire en suivant les propos exprimés dans la publication.

Si le collectif de parents ne représente pas l’avis des parents, alors qui le représente ? Les parents ont mis du temps à pouvoir se rassembler autour de l’autisme de leur enfant. D’une part, internet a permis de mieux connaître l’autisme et de trouver des informations internationales et donc de comparer ce qui se faisait ailleurs qu’en France et ce qui fonctionnait en matière de soins. Et d’autre part, avec l’arrivée des réseaux sociaux et notamment Facebook, des parents ont pu comparer leur situation avec celle d’autres parents. Et se rendre compte que leur situation était loin d’être isolée et qu’à plusieurs nous pouvions être plus forts et nous opposer à l’Institution Française qui maltraite nos enfants depuis trop longtemps.

Alors que la question posée est : « Comment expliquez-vous l’unanimité des associations de parents contre le traitement psychanalytique de l’autisme? », vous, Docteur Bokobza, psychiatre psychanalyste répondez à coté de la plaque en parlant « d’opposants très minoritaires et extrêmement militants. » Militants, oui, nous irons au bout pour ne pas voir nos enfants placés en institution et pour qu’ils aient une vie digne de ce nom. Et minoritaire, je ne parierais pas sur le nombre, à votre place. Vous seriez largement perdant !

Dr Hervé Bokobza, vous dites que le rejet de la psychanalyse est dû à des délires de mauvais psychanalystes. A qui doit on demander de différencier un bon psy d’un mauvais ? Aux humoristes les Inconnus ? A Juan-David Nasio qui pense que c’est dans la décoration du Cabinet et la poignée de main du psychanalyste et la façon dont il dit « bonjour » au patient ? (je cite les propos tenus dans l’émission de la « Tête au carré » sur France Inter, reportage d’Antonio Fischetti) ? D’un coté, les parents en colère ne sont pas représentatifs et de l’autre, on parle de délires de certains psychanalystes…cela voudrait il dire que les parents qui ne sont pas représentés par le collectif autisme aiment le charlatanisme et les délires de ces mauvais psychanalystes ? Il faut savoir !

Donc finalement, Dr Bokobza, vous concluez : « Mais la véritable explication, c’est qu’ils sont manipulés par le lobby des comportementalistes. » Vous ne répondez pas au sujet des parents non représentés par le collectif autisme…eux, ils sont manipulés par qui ? « On leur fait croire que l’approche comportementale peut sauver leurs enfants… Si c’était vrai, je l’utiliserais! » Vous préférez abdiquer en posant vos fesses dans un fauteuil et somnoler vous aussi ?

Je ne pense pas que la plupart des parents cherchent à « sauver » leur enfant de l’autisme, mais de l’emprise de la psychanalyse qui empêche les enfants d’évoluer. D’ailleurs, à ce propos je tiens à citer une interview par Eve Roger,sur « Europe 1 »,  de Hugo Horiot, adulte asperger, qui nous raconte : « On me mettait en face de jouets, de jouets que je n’aimais pas, des peluches, des châteaux en plastique…J’ai donné un coup de pied dans le château en plastique. Je lui ai explosé son château en plastique qu’elle m’avait mis et elle me dit « Aaaaaaah tu donnes des coups de pied à ton papa, ce n’est pas bien ! » Imaginez, cela depuis des années ! Je ne vois pas comment faire émerger quelqu’un de son autisme. C’est une aberration. » En effet, s’il fallait attendre après la psychanalyse que Hugo Horiot soit sauvé, il serait encore à donner des coups de pieds dans son « papa » virtuel qui n’est autre qu’un château en plastique selon la grande théorie psychanalytique. C’est non seulement l’intelligence remarquable des personnes avec autisme qui est insultée, et n’imaginez pas que parce qu’il était enfant il n’avait pas compris que comparer un jouet à son papa est totalement absurde. Nous avions le Père Noël, pour Geneviève Loison, psychanalyste, il y a aussi le papa « stylo bic » et là, le Père-jouet ! Finalement, quand est ce qu’un père reste un père digne d’être respecté pour ce qu’il est réellement ?

Chez les comportementalistes. Le père n’est qu’un père et la mère une mère. Elle n’est ni crocodile dévoreuse d’enfant, ni croque mitaine, ni mère incestueuse… ! Pour les comportementalistes, les mères et les pères sont au cœur du projet de l’enfant, de véritables partenaires de la thérapie et c’est pour cela que les parents se détournent de la psychanalyse, qui maltraite et brise des familles, traite les pères de jouets ou d’objets et les mères de sadiques perverses pédophiles. Encore des doutes sur les raisons du rejet de la psychanalyse ? Personnellement, je n’en ai aucun.

Dr  Bokobza vous parlez de « méthodes extrêmement violentes importées des Etats-Unis » et du coût. Si c’est parce que ça vient des Etats-Unis que c’est violent, je peux comprendre l’affront pour la psychanalyse de n’avoir pas, au bout de 40 ans d’inefficacité et de torture des personnes autistes et de leur famille pensé à se remettre en question et chercher d’autres méthodes, elles efficaces. Mais je pense surtout que vous voulez parler de méthode radicale, et non de violence.

Oui, les parents qui ont essayé les méthodes comportementales ont pu se rendre compte de progrès déjà au bout de plusieurs jours pour certains enfants, voire semaines et mois pour d’autres. Dr  Bokobza vous devirez peut être penser à utiliser les mots appropriés, au lieu de délirer comme le font ses mauvais confrères psychanalystes ! Mais au fait, qui sont-ils ? Une liste noire des noms à nous déconseiller, Dr  Bokobza ? Au sujet des pratiques violentes, justement, le packing, ce n’est pourtant pas comportementaliste….

Vous dites « Pourquoi les parents voudraient-ils confier leurs enfants à des professionnels qui pratiquent le dressage ? »

Bizarre, soit vous n’avez jamais eu d’enfant, soit vous n’avez pas « dressé » vous mêmes vos enfants ! Pourquoi lorsqu’on parle d’autisme, c’est du dressage et lorsque l’on parle d’enfants neurotypiques, on parle d’éducation ? Nos enfants ont des besoins spécifiques et je connais un Autiste Asperger adulte qui dit « Je comprends vite, mais il faut m’expliquer longtemps ! » il en rit d’ailleurs. Il apparaît évident que vous ne savez pas de quoi vous parlez puisque votre vanité et votre orgueil démesuré vous pousse à casser ce qui fonctionne vraiment en reniant vos propres incapacités !

Pourquoi ce serait l’horreur pour un parent d’avoir un enfant autiste ? L’horreur vient de l’ignorance de ce pays qui condamne nos enfants comme s’ils étaient impropres à la vie et impropres à vivre dignement et à qui les droits ont été largement bafoués !

Aucun des parents que je connaisse ne voit en son enfant une « horreur ». Nous aimons profondément nos enfants et nous les respectons. Nous voulons en effet qu’ils réussissent mais quels parents dignes de ce nom ne veulent pas que leur enfant exerce un métier qui leur conviendra ? Pire, dans certains milieux les parents attendent de leur enfant neurotypique qu’il devienne avocat, médecin ou paysan, parce que c’est un métier qui se transmet de génération en génération et on ne s’offense pas à leur propos que les parents choisissent la destinée professionnelle, voire amoureuse de leur enfant (il n’est pas rare que dans certains milieux encore les parents choisissent l’épouse ou l’époux de leur enfant, alors que nous, nous serions simplement heureux qu’ils soient amoureux et qu’ils soient aimés en retour) !

Nous, nous souhaitons qu’ils épanouis, équilibrés, les plus autonomes possibles et qu’ils puissent choisir leur métier et cela fait de nous des parents criminels et responsables de l’autisme de leur enfant à vos yeux !

Vous ne comprenez toujours pas pourquoi les parents se détournent de la psychanalyse pour aller vers le comportementalisme qui ne juge pas le parent et tente de trouver avec lui les meilleures solutions pour aider son enfant ?

Ils n’ont pas besoin de « JOUER », comme vous dites…ils n’ont pas besoin de nous « CONVAINCRE » pour nous rallier à eux et même pas besoin de nous CONTRAINDRE, comme les psychanalystes l’ont fait dans le milieu institutionnel !

Nous nous opposons à vous et aussitôt, un signalement aux services de l’enfance et de la santé ! Ou des pressions. Si je n’avais pas moi-même eu en copie un courrier avertissant la MDPH (Maison départementale des Personnes Handicapées) que je mettais mon enfant en danger, selon la psychiatre psychanalyste du Centre de soins de mon enfant que je venais de faire quitter à mon enfant, l’aurais je cru moi-même ? Oui, parce que j’ai entendu et lu d’autres témoignages allant dans ce sens. En fait, je n’ai pas privé mon enfant de soins, mais je me suis tournée vers le libéral et cette psychanalyste voulait me punir d’avoir averti la MDPH des pressions que je subissais dans ce centre de soins, afin de l’exclure de la scolarité, car elle ne l’en croyait pas digne. Vous seriez étonné des résultats scolaires de ma fille, surtout depuis qu’elle a quitté ce centre de soins !

Pour moi c’est assez convainquant en soi ! Et si cela n’arrivait pas à vous convaincre, toutefois, pour en revenir à l’interview de Hugo Horiot, il disait au sujet des méthodes comportementalistes et de sa mère : «Je m’en suis sorti grâce au travail et au combat qu’à mené ma mère. Elle me stimulait par le corps, elle essayait de rentrer dans mon monde, de comprendre ma logique, de se glisser dedans et surtout, elle a mis un point d’honneur à faire en sorte que je n’aille jamais en institution spécialisée. Un autiste a besoin qu’on le mette dans le monde réel, le monde autour de lui. Parce qu’il a les compétences pour en faire partie. Mais, cela doit se faire avec un accompagnement. Et en effet, un accompagnement de type plus comportemental. ».

Les psychanalystes se basent sur des théories de la pensée (pour résumer et pour rester polie)  et refusent de composer avec les études scientifiques et portent la responsabilité de l’autisme sur la mère ! Les comportementalistes prennent en compte les avancées de la recherche scientifique pour l’intégrer à leur connaissance. Elle n’a pas besoin de diaboliser la mère et d’éloigner son enfant autiste loin d’elle.

Je vous cite à nouveau : « « Nous ne répondons pas à leurs critères d’évaluation donc, pour eux, nous ne sommes pas crédibles. » Prouvez nous que vous êtes crédibles, si toutefois vous le pouvez !

« Mais le principe d’évaluation à partir de normes est radicalement opposé à notre démarche! La relation avec le patient, on ne peut pas l’évaluer. Soigner, en psychiatrie, demande une éthique du doute, une prise de risque. On ne peut pas mettre des croix dans des cases. »

Pourtant mettre des croix dans des cases et inventer des diagnostics qui n’existent pas, les psychanalystes l’ont fait ! Nous pouvons vous en fournir des tonnes de documents allant dans ce sens !

L’un d’entre vous m’a même dit que « seul le tableau clinique comptait » ! alors, bon, si ça ce n’est pas « cocher dans les cases »….les thérapeutes non psychanalystes sont donc incapables de parler et de lier une relation avec leur patient ? Pourtant, la plupart d’entre eux ont suivi des cursus universitaires et ont pourtant choisi le comportementalisme, minoritaire en Université, contre la psychanalyse, majoritaire ! C’est d’ailleurs le problème majeur à l’heure actuelle, beaucoup d’entre les étudiants souhaitant modifier leur cursus ou aller directement en comportementalisme doivent d’abord supporter un long cursus dont la dominante est la psychanalyse, encore à l’heure actuelle. Si on peut parler de Lobby, ce n’est pas de comportementalisme, mais de la psychanalyse, qui s’impose et persiste à ne pas vouloir reconnaître ses limites et ses défaillances.

Je serais très heureuse de faire parvenir un courrier au Président de la HAS avec une copie de votre « mécontentement » publiée dans l’Express et particulièrement vos propos sur « la folie évaluatrice et normative » de la HAS.

En revanche, vous allez nous expliquer en quoi les parents satisfaits de la psychanalyse auraient honte. Honte de quoi ? Si cela fonctionnait ils n’auraient pas à avoir honte et se seraient manifestés et opposés au collectif de parents qui eux ont vu des progrès nets chez leur enfant grâce aux méthodes comportementales !

C’est votre propre incompétence en matière d’écoute et de compréhension des parents et des enfants qui fait honte à notre pays. Nous n’avons pas honte de nos enfants. Ceux qui ont pu avoir honte c’est parce que les psychanalystes leur ont farci le crâne en leur mettant des fausses informations, vous les avez culpabilisés en leur disant qu’ils sont mauvais pour leur enfant. Vous avez d’ailleurs souvent préconisé un éloignement maternel au sein de la psychanalyse, oui, vous pouvez en effet parler de délire paranoïaque, de folie meurtrière et de Honte, mais de la part de la psychanalyse ! Pas de la part des personnes autistes ni de leurs parents !

Je me permets de vous citer, Dr Bokobza « Compte-tenu du manque criant de structures d’accueil pour les enfants autistes en France, ont-ils vraiment la liberté de critiquer les services proposés ? »

C’est criant de vérité et d’horreur ! En effet, les parents ont ils la liberté de choix et ont ils encore le droit de s’opposer à vous ? Vous pensez qu’en créant un effet de manque de structures les parents se jetteront sur vos structures psychiatriques en remerciant le ciel et en baisant le sol sur lequel vous avez marché ? Si beaucoup de parents se sentent pris en otage, impossible pour eux de vivre décemment en gardant leur enfant à la maison, car selon les régions en France, beaucoup de ces régions sont sinistrées et n’ont qu’un hôpital de jour ou un IME (institut médico éducatif, ce qui revient au même que l’hôpital, car ce n’est pas le scolaire qui est privilégié) et encore, bon nombre d’entre elles attendent tellement avant d’avoir une place qu’elles sont presque soulagées pour les enfants dont l’autisme est particulièrement sévère surtout.

Elles n’ont pas d’autre choix que d’accepter ou de garder leur enfant et comme elles sont très peu aidées financièrement, voire pas du tout dans certains cas, c’est soit payer des formations pour s’auto-former en méthodes comportementales, acheter des livres et faire ses méthodes « maison »…avec un salaire (celui du conjoint), voire avec juste le RSA (dans les cas des familles monoparentales)…nous saisissons là toute la réalité de votre cynisme.

Vous amusez  vous du fait que les parents soient pris au piège et de l’autre coté s’endettent et lorsque les parents ont fait le choix, la mort dans l’âme, de l’institution et qu’ils le regrettent par la suite, les psychanalystes ne tardent pas à faire pression sur les parents en les intimidant, parfois allant jusqu’à saisir les services sociaux et les Juges pour enfants ? Des familles brisées et des enfants brutalisés….oui, vous pouvez parler de brutalité et de violence extrême, mais seulement coté psychanalyse !

Les comportementalistes n’ont pas besoin de procéder par le chantage et la pression puisque leur méthode est recherchée à tel point que souvent il n’y a pas assez de ces professionnels formés pour aider les familles en nombre suffisant. C’est peut être de ces statistiques là que vous auriez honte de vous justifier ! Et vous n’avez pas besoin de « virer » les familles et les enfants…vous les retenez contre leur gré ! Il n’y a qu’à voir la façon dont vous vous accrochez à nos enfants comme s’ils vous appartenaient !

En revanche, vous ne devez pas souvent aller sur internet pour lire les appréciations des parents ! Ou alors vous ne savez pas compter au delà de 20 ? Si vous voulez, je peux demander à ma fille de 14 ans autiste et hyperactive de vous apprendre à compter au delà, non seulement elle y arrive en français, mais elle y arrive en anglais et en espagnol et en serbo-croate. Et dire que les psychanalystes la disent « attardée mentale » et à quoi lui serviraient d’apprendre les langues étrangères…que diraient-ils de vous ?

De plus, vous parlez de parents comme « ces gens là » ! Quelle bienveillance ! Et nous parlons souvent en bien de nos enfants, dommage que là aussi vous ne sachiez pas lire sur les forums de parents, les petits progrès sont immédiatement annoncés sur nos forums et notamment sur Facebook. Nous triomphons et paradons d’un premier mot, d’une première syllabe, d’une bonne note à l’école…et des fêtes et goûters où ils invitent leurs camarades et leurs amis…mais j’oubliais, vous ne les considérez pas comme inaptes à la vie sociale et affective ?

Curieux, nous ignorions que nos enfants n’étaient pas aptes, car nous avons pu constater le contraire et grâce aux méthodes comportementales ! Mais c’est normal, vous n’avez pas essayé, vous ! Vous ne pouvez pas vous en rendre compte, puisque vous avez vu des parents inquiets, et dans les interrogations…venus poser un diagnostic et que lorsqu’ils vous quittent, soit c’est parce qu’ils n’ont constaté aucun progrès de leur enfant, soit c’est parce qu’il a même régressé.

En quoi demander à un parent s’il a désiré un enfant est « incontournable » ? En quoi cela a t il pu influencer le développement cérébral et moteur d’un enfant de l’avoir ou non désiré ? Je fais notamment référence au documentaire de Sophie Robert, « Le Mur » dans lequel est posée la question à Geneviève Loison, sur les conditions de vie en temps de guerre ou dans les ghettos et favelas, s’il y avait plus d’autistes dans les pays en voie de développement également….et la réponse est « Je ne sais pas ». Elle semblait même totalement décontenancée par la question. Et on ne peut pas dire que Geneviève Loison soit contre ce qui a été dit dans « Le Mur », puisqu’elle n’a pas été de ceux qui ont attaqué Sophie Robert au Tribunal. Au contraire, elle aurait même été très fière d’y avoir participé.

Comme il est élégant de parler d’un patient en disant qu’il a une « phobie indécrottable » ! C’est un diagnostic qui fait partie du DSM IV ou du CIM 10  paysan sûrement ? J’ai comme un doute….

Donc un comportementaliste n’est humain que s’il reste psychanalyste. Hum…comme pensée sectaire ça se pose là, non ?

En revanche, j’ignorais que le Monde entier admirait la psychanalyse et la situation critique de la France, face au soin psychiatrique en général et de l’autisme encore pire ! C’est même le contraire qui se produit. La France est montrée du doigt et huée par les pays non seulement européens mais également le Canada, où les techniques comportementales se sont développées, les Etats-Unis aussi…mais je sais, pour vous c’est un pays diabolique…un peu paranoïaque Dr  Bokobza ? Un petit neuroleptique et un packing vous tentent ? Une place en IME ou en Hôpital psychiatrique, peut être ?

Vous allez « réfléchir autour des recommandations de la HAS. »  et vous allez prôner « une refondation de la psychiatrie et nous prévoyons pour cela d’organiser des assises en septembre. » ?

Intéressant, vous nous invitez au banquet ? Ou serons nous jugés « en assises », nous, vilains parents réfractaires et opposants à la psychanalyse ? Comme vous avez réfléchi durant des siècles pratiquement, je ne m’affole pas trop de vous voir sortir vos petits drapeaux de « guerre », ainsi que vos jouets et peluches, vos châteaux en plastique et vos pataugeoires avant encore plusieurs siècles ? Il y en aura peut être parmi vous qui aura une idée pour vous sortir de là….qui sait…vous prévoyez un voyage à Lourdes ou un Pèlerinage à St Jacques de Compostelle ?


admin On mars - 21 - 2012

2 Responses so far.

  1. jean durand dit :

    Autisme : « Les psychanalystes vont entrer en résistance »

    Un entretien avec le Dr Hervé Bokobza, psychiatre et fondateur du Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire.

    Commentaire de l’article de l’Express, présenté par Manon Quinti, et Philippe Hugen, publié le 18/03/2012

    Nuit sécuritaire ou Nuit sectaire : qui dit mieux !

    Depuis environ 25 ans, la psychanalyse infantile a le monopole des soins aux enfants autistiques. Avec les années les temps ont changé, la science a évolué et d’autres méthodes d’intervention ont vu le jour sous forme de méthodes éducatives et cognitives. Les parents d’enfants autistes se sont tournés de plus en plus vers celles-ci. Bon nombre de parents ont choisi de cesser les soins psychanalytiques gratuits pour leur enfant, en allant même jusqu’à défrayer les frais de ces coûteuses nouvelles interventions. La désaffection est devenue assez grande pour que des familles aillent par centaines surtout en Belgique et ailleurs,pour offrir à leur enfant autiste la possibilité de mieux progresser. Ce que l’on comprend, c’est que par ces nouvelles méthodes bon nombre d’enfants autistes fonctionnent mieux dans notre société et qu’ils ont moins de retards de développement. On peut même s’en rendre contre en visionnant de nombreux témoignages vidéo sur You Tube. Une très forte proportion de parents confirme que leur enfant a obtenu des progrès inégalés par la psychanalyse. Des multitudes de recherches scientifiques confirment la supériorité de ces nouvelles méthodes sur la psychanalyse et là en France l’Autorité en Santé vient de dire à peu près la même chose, sans trop vouloir désavouer clairement la psychanalyse. Nous avons compris où se situait l’intérêt de l’enfant autiste. Des psychanalystes comme vous préfèrent dénigrer ces méthodes en les assimilant à du dressage et en sous-entendant qu’elles sont violentes et douteuses, d’autant plus qu’elles sont américaines. Les avancées de la science et de la médecine lorsqu’elles ont le mérite d’améliorer significativement la condition des gens, c’est ce qui importe pas parce qu’elles ne sont pas françaises. C’est ce que vous semblez nous dire ! Ce genre de psychanalyse ne fait pas honneur à la France. Elle fait rire et on la trouve lamentable.

    Dans cet immense débat, vous vous sentez incompris et vous conservez la croyance que la psychanalyse pour l’autiste, c’est ce qui demeure de mieux. Il faudrait s’en tenir à vos déclarations, car vous n’avez guère d’études valables pour démontrer le contraire. La psychanalyse se voudrait même au-dessus des évaluations scientifiques. Les témoignages des parents sont innombrables et sont en faveur de ces nouvelles méthodes bien qu’elles soient bien sûr imparfaites. Elles ne guérissent pas, mais elles ont plus de bienfaits sur le développement des enfants autistes. Les parents qui acceptent de parler de leur expérience avec les psychanalystes de l’enfance vont souvent dans le sens d’une critique sévère. Les mères déplorent le plus souvent avoir été discréditées, incomprises, voire culpabilisées et ce sans que leur enfant n’obtienne de vrais grands bénéfices de l’assistance psychanalytique. Vous mentionnez même que les parents favorables à vos soins psychanalytiques ne voudraient pas trop témoigner par honte d’avoir un enfant handicapé. Alors, comment se fait-il que les parents acquis aux nouvelles interventions n’aient aucune honte d’en parler, au point d’en faire la promotion. Vous avez beaucoup de difficulté à cacher les failles dans votre système de soins. Vous vous insurgez contre l’évaluation scientifique et les associations de parents d’enfants autistes. Aucune évaluation scientifique ne pourrait rendre vraiment justice à la psychanalyse…Si vous voulez que la psychanalyse soit prise plus au sérieux et bien qu’elle se soumette aux règles de la science. C’est à cause de cette attitude que la psychanalyse est souvent qualifiée de pseudo-science. Vous dites également que les parents critiquant si fort la psychanalyse infantile, seraient manipulés par les associations. Selon vous, les spécialistes de ces nouvelles méthodes seraient probablement derrière tout cela vous. Ceux-ci vous en parlez presque comme des ennemis, pourtant on ne les a pas entendus beaucoup sur la place publique, pour prendre part à la critique. Voulez-vous nous dire qu’ils manipulent le tout dans la clandestinité. À vous entendre, les parents mécontents seraient devenus fanatisés et instrumentalisés par les associations et certains comportementalistes. En êtes-vous venu à conclure à la théorie du complot pour expliquer l’insuccès de vos soins ?

    Votre discours n’est pas convaincant. Vous donnez le goût à des parents de ne plus confier leur enfant autiste à des psychanalystes dogmatiques de votre genre. Les enfants autistes comme l’a dit à la radio, une partisane du changement ne sont pas une propriété de la psychanalyse. Ils sont sous la responsabilité de leurs parents et ceux-ci ont le droit de faire les choix qui vont dans le sens de l’intérêt de leur enfant. Certains déclarent même qu’il vaut mieux tenir à distance son enfant de tout psychanalyste dogmatique. Je ne crois pas qu’une loi soit indispensable pour écarter la psychanalyse de l’accompagnement des autistes. Ce sont les parents qui s’en chargent. Les parents n’ont pas peur de la psychanalyse. Ils ne supportent plus le dogmatisme et son peu d’efficacité. Ils veulent tout simplement donner un avenir plus prometteur à leur enfant.

    Votre Collectif des 39 intégristes dont vous serez le chef, vous le comparez à un genre de FFI de la résistance (Force Française d’Intégristes de la psychanalyse).Il lutterait soi-disant contre la nuit sécuritaire dite de droite. De l’autre, les parents eux luttent contre la nuit sectaire, qui est supportée par la gauche de la gauche. La grande différence pour les parents d’enfant autiste, c’est qu’ils ne veulent ni l’une ni l’autre. Ils préfèrent le soleil et sa lumière. Ils cherchent le bien-être pour leur enfant. C’est tout. Nous ne disons pas non à toute la psychanalyse, mais au dogmatisme comme le vôtre. Nous déclarons comme dans les pays qui sont à jour dans leurs connaissances, qu’elle n’a plus sa place dans le domaine de l’autisme. Et pour vous, méritez–vous encore une simple place comme soignant auprès d’enfants ou de parents ? Vous devriez laisser la parole à des psychanalystes et des psychologues plus contemporains. Vous perdez toute crédibilité et de grâce ne comparez pas votre Collectif de résistance à un genre de FFI. La résistance des psychanalystes intégristes va à l’encontre du bon sens et de l’intérêt de l’enfant autiste.
    Jean Durand

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